Prix immobiliers : les acheteurs font les frais de leur retour

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La hausse des prix immobiliers dans l'ancien se confirme mois après mois, selon LPI-SeLoger. Si la tendance sur un an reste encore à la baisse, le redressement des prix devrait perdurer dans les mois à venir.

Les prix immobiliers dans l'ancien ont augmenté depuis le début de l'année 2015.

 

Mauvaise nouvelle pour les acheteurs. Les prix immobiliers affichés dans l'ancien ont progressé de 3% en moyenne ces trois derniers mois, selon le baromètre LPI-SeLoger publié le 23 juillet 2015. Cette augmentation s'observe davantage sur les prix signés, figurant sur l'acte authentique de vente (+3,5%). Dans le détail, la hausse impacte plus particulièrement les prix affichés par les vendeurs des maisons (+4,3%) que ceux des appartements (2,2%). Cette tendance devrait perdurer cet été, le baromètre tablant sur une amplification de la remontée des prix soutenue par le maintien du volume des ventes.

Les acheteurs seraient victimes de leur retour. En effet, l'étude pointe que « la remontée des prix s'appuie sur le renforcement de la demande. [...] Le marché a bénéficié d'une activité exceptionnelle en juin ». La remise sur le marché de biens jusqu'alors trop chers, comme les grands appartements, contribue également à ce phénomène.

Augmentation des prix partout en France

Dans la majorité des grandes villes françaises, les prix des appartements anciens ont entamé leur remontée face à une demande soutenue. Ces derniers ont augmenté à Aix-en-Provence, Metz, Perpignan, Strasbourg, Besançon. Les grandes agglomérations n'échappent pas non plus à la tendance générale, la hausse des prix s'accélérant à Paris, Marseille, Lyon ou encore Toulouse. Si les prix restent orientés à la baisse ces trois derniers mois sur Lille et Rennes, sur un an, la hausse se confirme. Dans les villes où les prix ne reculent pas, le rythme est toutefois au ralenti. Parmi les résistants à la remontée des prix, Brest, Clermont-Ferrand, Le Mans ou Nîmes, « où la demande piétine toujours » et Toulon, en baisse constante depuis trois ans.

Toutefois le redressement des prix observé ces derniers mois reste à nuancer. L'étude rappelle en effet que sur un an, les prix signés sont toujours en recul sur l'ensemble du marché immobilier (-0,8% sur les appartements et -0,7% sur les maisons). Reste à savoir si après trois années de baisse des prix, la prévision à la hausse dans les mois à venir va définitivement se confirmer.

Une marge de négociation qui reste élevée

Il fait bon négocier. La marge de négociation des acheteurs se maintient ainsi à 5% en juin. Léger avantage pour les acheteurs d’appartements où il plus facile de faire baisser les prix, que sur le marché des maisons dont les prix repartent à la hausse. Effet ricoché, « les prix signés entraînent dans leur sillage les prix affichés : les ambitions des vendeurs se ressaisissent après quatre années de marasme », pointe l’étude. Toutefois de fortes disparités persistent, les marges de négociation variant de 4 à 10% en fonction des régions.

 

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