Prix stables à Paris et en Ile-de-France, c’est le moment d’acheter


Bonne nouvelle ! Malgré des ventes en hausse en Ile-de-France ces derniers mois, les prix des logements anciens confirment leur stabilité, selon les notaires. Y compris à Paris, pourtant réputée pour se détacher du lot. De quoi en profiter pour concrétiser son rêve de propriété.  

Les prix des logements anciens en Ile-de-France se stabilisent.

Envie de devenir propriétaire en Ile-de-France ? Cela tombe bien, malgré un volume de ventes soutenu, les prix de l’immobilier à Paris et son agglomération se sont stabilisés sur un an, d’après les statistiques des notaires d’Ile-de-France diffusées le 4 avril 2016.

« Les évolutions de prix restent très modérées », affirment les notaires. En effet, les prix dans l’ancien ont légèrement décroché (-0,4%) en Ile-de-France sur un an*, reculant de 0,7% pour les appartements à 5.240 euros le mètre carré et augmentant faiblement de 0,4% pour les maisons pour un prix moyen à la vente de 288.300 euros. Plus les acquéreurs s’éloignent de la capitale et plus les prix sont attractifs : ces derniers ont ainsi chuté de 2,4% en grande couronne et de 1,8% en proche banlieue sur un an.

Bonne nouvelle, cette tendance à la stabilisation s’est affirmée sur une période plus restreinte : de novembre 2015 à janvier 2016, les prix des biens anciens ont reculé de 1,1% en Ile-de-France.

Même Paris suit ce mouvement. Ainsi, les prix des appartements dans la capitale tricolore n’ont connu qu’une hausse modérée de 0,8% sur un an, le mètre carré s’établissant à 8.000 euros. Mieux, sur les trois derniers mois étudiés par les notaires (novembre-janvier), les prix ont diminué de 0,4%.

Cette évolution favorable aux acquéreurs est d’autant plus étonnante que le nombre de transactions enregistrées par les notaires est au contraire en forte hausse. Or habituellement, la forte demande favorise l’inflation des prix. Les professionnels ont ainsi constaté une progression de 29% du volume des ventes d’une année sur l’autre (près de 36.000 logements) sur la période novembre-janvier. « Le cœur de l’agglomération a été encore plus dynamique (+36% à Paris et +33% en petite couronne) que la grande couronne (+22%) », soulignent les notaires.

Pas de hausse en vue

Face à ces indicateurs au vert pour les acheteurs, les notaires n’anticipent que « très peu d’évolution » dans les prochains mois. Se basant sur les avant-contrats, les professionnels prédisent un mètre carré en très légère augmentation à Paris à 8.030 euros en mai, pour une « une hausse annuelle de 1,9% ». Dans le reste de l’Ile-de-France, les prix des appartements devraient également demeurer stables.

Côté maisons, « compte tenu des évolutions passées et de quelques tendances plus haussières récentes, on attend une hausse annuelle des prix de 2 à 3% selon les départements », avancent les notaires. Ce qui porterait le prix de vente moyen en Ile-de-France à 293.600 euros.

*novembre 2015-janvier 2016 par rapport à novembre 2014-janvier 2015

Les jeunes n’ont (toujours) pas les moyens de s’offrir la capitale

Malgré cette tendance à la stabilisation, les prix déjà élevés à Paris ne permettent pas aux jeunes acheteurs de concrétiser leur rêve de propriété. Alors que le nombre de primo-accédants repart à la hausse dans le reste du territoire, il diminue dans la capitale : les moins de 30 ans ne représentent plus que 14% des ventes en 2015 contre 17% en 2005. En dix ans, l’âge moyen lors du premier achat à Paris a cru de deux ans pour atteindre 38 ans. Même constat dans le reste de l’Ile-de-France où les moins de 30 ans ne représentent plus que 19% des ventes en petite couronne (contre 25% en 2005) et 25% en grande couronne (contre 31% en 2005). Ce recul profite aux acheteurs de plus de 60 ans, dont la part a grimpé à 15% en 2015 (contre 11% en 2005).