Rénovation de logement : des travaux encore trop chers pour les Français


Le gouvernement veut relancer la rénovation énergétique des logements et elle en a bien besoin ! D’après l’enquête de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe), les Français font de moins en moins de travaux d’économies d’énergie dans leurs logements. Le taux de réalisation enregistré en 2012 tombe ainsi à 12%, contre 13% en 2011.

 

Surtout, il ne cesse de chuter : 15% des ménages interrogés en 2009 déclaraient avoir rénové leur logement, puis 14% en 2010. Cette tendance pourrait se poursuivre en 2013 puisque les intentions de travaux sont également en baisse de 18 à 16% entre 2011 et 2012.

Ce sont avant tout des motifs financiers (« travaux qui coûtent trop cher, aides financières pas suffisantes ») qui expliquent la non-réalisation de travaux. Ce critère est en effet invoqué par 77% des personnes interrogées.

Pourtant, les ménages ont de bonnes raisons de rénover leurs logements pour les rendre plus économes. D’après l’enquête, la facture énergétique moyenne d’un foyer atteint 1.403 euros par an en 2012. Depuis 2007 (1.239 euros), les dépenses énergétiques des ménages ont ainsi grimpé de 13,2%.

Pour relancer la rénovation thermique des logements, le gouvernement a précisé les conditions d’obtention d’une prime exceptionnelle de 1.350 euros ou 3.000 euros pour les ménages modestes. Cette prime est soumise à des conditions de revenus. La prime de 3.000 euros pourra être cumulée avec l’aide de solidarité écologique de l’Anah, l’Agence nationale de l’habitat. Par ailleurs, le président de la République François Hollande doit préciser durant la conférence environnementale des 20 et 21 septembre les modalités du crédit d’impôt à la rénovation thermique qu’il a annoncé. A contrario, le crédit d’impôt développement durable (CIDD) pourrait être raboté et moins avantageux au-delà d’un certain seuil de revenus.