Résidences secondaires : prix en baisse dans toutes les régions


Les prix des résidences secondaires diminuent un peu partout en France d'après le réseau d'agences immobilières Guy Hoquet. Les lieux les plus prisés et les biens haut de gamme ne sont pas épargnés par cette tendance.  

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La résidence secondaire n’a pas la cote. Dans un communiqué daté de lundi 23 février 2015, la franchise Guy Hoquet dresse un triste bilan de ce marché immobilier marqué par de fortes baisses de prix. En cause, des candidats à l’achat plus rares et moins motivés : « Face à des acquéreurs moins nombreux, moins confiants, et moins portés sur des acquisitions de confort, le rapport de force n’est pas du côté des vendeurs. Ces derniers commencent à s’essouffler et ont ainsi concédé des baisses de prix importantes », détaille le réseau d’agences immobilières.

Campagne, mer, montagne, pas d’exception

Selon Guy Hoquet, les prix ont baissé en moyenne de 4,3% en un an dans « les régions emblématiques de ce marché », tandis qu’ils n’ont fléchi que de 1,7% sur l’ensemble du pays. Dans le détail, certaines zones sont particulièrement touchées par le recul des prix. La région Centre domine le palmarès des plus fortes chutes, avec un prix moyen du mètre carré évalué à 1.231 euros fin 2014 (-21,6%), devant la Basse-Normandie (2.372 euros/m², -10,1%).

Le littoral atlantique et la Côte d’Azur ne sont pas épargnés non plus : les prix fléchissent ainsi de 6,5% en Bretagne (2.301 euros/m²) et en Provence-Alpes-Côte d’Azur (4.751 euros/m²). La région Pays de la Loire connaît quant à elle un recul de 3,4% (2.116 euros/m²), une moyenne sans doute tempérée par le dynamisme du marché nantais.

Enfin, les chalets et autres résidences de vacances à la montagne ne font pas exception, les prix s’affichant en baisse de 4,4% en moyenne en Rhône-Alpes (2.458 euros/m²). Sur ce marché, la moindre activité de la clientèle étrangère se fait ressentir. « Dans les stations comme Courchevel, certains biens dont les prix ont battu des records ces dernières années sont aujourd’hui victimes du désintérêt des investisseurs étrangers. On voit des biens perdre jusqu’à 30% de leur prix d’origine », témoigne ainsi un agent immobilier Guy Hoquet basé à Albertville.

Prix en baisse, fiscalité en hausse

Pour les propriétaires de résidences secondaires, la chute des prix n’est pas la seule mauvaise nouvelle du moment. 1.151 communes ont jusqu’au samedi 28 février 2015 pour choisir d’appliquer ou non une surtaxe d’habitation de 20% sur les résidences secondaires. Plusieurs villes, dont Paris mais également Toulouse, Annecy ou encore Hendaye, ont délibéré en ce sens.

Reste que vendre sa résidence secondaire ne permettra pas à tout le monde d’échapper à la fiscalité immobilière : contrairement aux résidences principales, la plus-value réalisée à la revente est en effet soumise à l’impôt sur le revenu (19%) et aux prélèvements sociaux (15,5%), avec exonération totale au bout de 30 ans de détention. D’ici là, les prix seront peut-être repartis à la hausse…

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