Trois questions à se poser avant d’investir à l’étranger


Avant d'acheter à l'étranger, il est préférable de bien connaître les règles qui régissent le marché de l'immobilier dans le pays d'accueil. Le point grâce à l'exemple de trois pays situés dans l'océan Indien.  

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Devenir propriétaire d’un logement à l’étranger vous tente ? Avant de vous lancer, il faudra d’abord bien définir vos motivations. Souhaitez-vous acquérir un logement pour y vivre durant vos vieux jours ? Réaliser un investissement locatif ? Ou encore bénéficier d’une convention fiscale plus avantageuse ? Quel que soit votre objectif, soyez clair avec vous-même. Car les règles fiscales changent d’un pays à l’autre et peuvent avoir un impact conséquent sur vos finances.

 

Comment acquérir le droit de propriété ?

Sachez que chaque pays est différent. « A l’Ile Maurice par exemple, un étranger ne peut pas acquérir un bien immobilier en dehors des programmes immobilier IRS (Integrated Resort Scheme) », explique Laurent Hugelin, avocat au Barreau de Paris lors d’une conférence organisée au salon national de l’immobilier 2014. Les programmes IRS se composent de logements luxueux, dont le ticket d’entrée oscille autour de 500.000 euros. Autre spécificité, la Thaïlande impose que les étrangers ne représentent pas plus de 49% des propriétaires d’un condominium (sorte de copropriété). Ce système peut rendre un bien moins liquide en posant des problèmes à la revente lorsque le taux de 49% de propriétaires étrangers a déjà été atteint. Car le vendeur n’aura d’autre choix que de trouver un acquéreur thaïlandais. Dans ce même pays, les étrangers ne peuvent pas acquérir de terrain mais seulement bénéficier d’un bail de 30 ans.

 

Comment est imposée la plus-value ?

Ne vous laissez pas séduire par les paysages édulcorés et pensez à la revente avant de signer. Objectif : savoir comment votre éventuelle plus-value sera imposée. « A l’Ile Maurice, la fiscalité s’élève à 15%, indique Laurent Hugelin. Comme il existe une convention fiscale entre les deux pays, ces ressources n’auront pas à être déclarées en France. En Indonésie, elles seront imposées selon un barème progressif variant de 0 à 37%. Enfin, certains pays comme la Thaïlande n’imposent pas les plus-values. »

 

Comment sont fiscalisés les revenus fonciers ?

Les investisseurs doivent bien se renseigner sur la fiscalisation des revenus fonciers. « A l’Ile Maurice, le taux d’imposition applicable s’élève à 15%, révèle Laurent Hugelin. Mais en Indonésie par exemple, ces revenus ne sont pas imposés du tout. Enfin en Thaïlande, l’imposition de 15% est retenue à la source lorsque les revenus sont versés à l’étranger, mais ils ne sont pas imposés lorsqu’ils restent dans le pays. » Autant de situation variées qu’il est nécessaire de maîtriser avant de se lancer.