Un logement plus économe peut entraîner une plus-value de 30%


Une étude de l'association Dinamic, créée par le Conseil national du notariat, estime qu'un écart de 30% sur les prix d'une maison individuelle peut être constaté en fonction du diagnostic de performance énergétique (DPE). Les logements chauffés à l'électricité sont pénalisés.

Immobilier DPE

 

Avant de fixer le prix de vente de votre logement, ne négligez pas son diagnostic de performance énergétique. Cette conclusion est tirée d’une étude sur l’influence du diagnostic de performance énergétique (DPE) sur les prix de vente, réalisée par l’association Dinamic, qui existe sous l’égide du Conseil national du notariat. A noter que l’étude porte uniquement sur les maisons individuelles. 

« Des écarts extrêmement importants ont été constatés, pouvant approcher dans un sens (moins-value) ou dans l’autre (plus-value) », explique Claude Taffin, directeur scientifique de Dinamic dans un communiqué diffusé le 17 février 2014. Autrement dit, un logement qui affiche une étiquette A ou B sur son DPE – soit les logements les performants – pourra se négocier près de 30% plus cher que la moyenne du marché pour un bien similaire, dans les régions de l’Ouest en particulier. A l’inverse, il sera difficile, voire impossible, de céder une « passoire » énergétique à un bon prix : la dépréciation atteint 28% pour une étiquette G – la pire du DPE – dans le Sud-ouest et 22% sur la Côte d’Azur et le Languedoc-Roussillon… Dans l’ensemble, les logements de catégorie D sont les plus représentés, quelles que soient les régions (de 31 à 45% des logements recensés).

Les logements à chauffage électrique dévalorisés

L’étude souligne également une incohérence sur les diagnostics de performance énergétique, dont l’affichage est obligatoire depuis 2011 dans les annonces immobilières. Les DPE classent en effet l’efficacité énergétique d’un logement selon la dépense d’énergie primaire. Et non en fonction du prix des factures énergétiques payées par l’occupant, locataire ou propriétaire. Dès lors, « le DPE (…) déclasse mécaniquement d’une catégorie un logement chauffé à l’électricité par rapport à un logement chauffé au gaz » avance le communiqué de l’association Dinamic. Jean Bergougnoux, président de l’association Equilibre des énergies (EdEn) commente par ailleurs que « comme l’étude menée par l’association Dinamic démontre que les étiquettes énergétiques du DPE impactent la valeur d’un bien immobilier, il est totalement incohérent de pénaliser, dans le cadre d’une réglementation sensée accompagner la transition énergétique, les solutions les plus économes, que l’on parle d’euros ou d’émission de CO² ».

Il convient de préciser que les résultats de cette étude seront à conforter à l’avenir. Le nombre de logements étudiés va s’accroître avec la nouvelle obligation pesant sur les notaires de renseigner les critères de performance énergétique. « De plus, de nouvelles variables relatives aux dépenses énergétiques sont en cours de mise en place et devraient commencer à être renseignées en 2014 », conclut le communiqué. Ce qui devrait permettre d’affiner les futurs résultats.

 

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