Baisse d’impôt sur le revenu : pas de bis repetita en 2017


Après plusieurs baisses successives d'impôt sur le revenu, le ministre des Finances Michel Sapin annonce que rien n'est prévu pour 2017. La générosité fiscale du gouvernement ne devrait donc pas s'étendre aux classes moyennes plus aisées.  

Sapin rejette une baisse d’impôt pour les ménages en 2017

Il va y avoir des déçus : les baisses d’impôt, c’est fini. C’est en tout cas ce qu’affirme le gouvernement par la voix de son ministre des Finances et des Comptes publics Michel Sapin : « Il n’est pas prévu de nouvelles mesures en faveur des ménages » pour 2017, a-t-il expliqué lors de la présentation du programme de stabilité budgétaire mercredi 13 avril 2016.

« Nous avons pris un an d’avance par rapport aux engagements » de François Hollande, a ajouté Michel Sapin. Suite à la nomination de Manuel Valls comme Premier ministre en 2014, l’exécutif s’était engagé à diminuer la pression fiscale pesant sur les ménages à hauteur de cinq milliards d’euros. C’est chose faite, avec 1,16 milliard d’euros d’allègement en 2014, 1,7 milliard en 2015 et 2,1 milliards en 2016 (4,96 milliards au total). Et il ne compte pas aller plus loin, semble-t-il.

Pas de geste pour les classes moyennes

Traduction, à revenu égal d’une année sur l’autre, votre note fiscale ne diminuera pas l’année prochaine. La fin d’une série après trois années de baisses successives en 2014, 2015 et 2016. Autre conséquence : les classes moyennes plus aisées, qui s’acquittent mécaniquement d’un impôt plus important, ne verront pas l’ombre d’une diminution sous le quinquennat de François Hollande. Au contraire même, puisque ces derniers ont subi plusieurs mesures votées en début de mandat, comme la diminution de l’avantage du quotient familial à 1.500 euros par demi-part fiscale. Et ce, sans bénéficier des gestes réservés aux contribuables les plus modestes.

Dernier exemple en date, huit millions de foyers fiscaux vont profiter d’un allègement d’impôt sur le revenu en septembre prochain, d’un montant moyen de 252 euros par foyer. Un geste qui vise avant tout les ménages déjà faiblement taxés. Le relèvement de la décote de l’impôt sur le revenu, mécanisme retenu pour diminuer la pression fiscale en 2016, ne s’appliquera ainsi qu’aux célibataires dont l’impôt n’excède pas 1.553 euros (2.560 euros pour un couple).

Reste la possibilité d’une bonne surprise : l’année passée, le président de la République avait attendu le 20 août pour annoncer une baisse d’impôt pour 2016. Un « bis repetita » n’est donc pas catégoriquement à exclure pour 2017.