FIP Corse Alimea : « le moins cher » pour diminuer son impôt 2016


Le distributeur d'épargne en ligne Linxea a lancé la distribution de son premier FIP Corse, avec des droits d'entrée et des frais de gestion réduits. L'objectif : proposer un fonds qui offre une défiscalisation élevée et une performance financière positive à l'issue de la période de blocage de 8 ans minimum.  

FIP Corse : Linxea casse les prix

Après l’assurance vie, l’épargne retraite (Perp, Madelin) et le PEA, Linxea veut casser les prix dans le domaine de la défiscalisation. Pour marquer les esprits, Yves Conan et Stéphane Carlucci, les nouveaux dirigeants du distributeur d’épargne en ligne, n’ont pas trouvé mieux que le FIP Corse. Et pour cause : c’est le produit financier qui offre l’avantage fiscal le plus important à la souscription avec une réduction d’impôt sur le revenu de 38% contre 18% pour un fonds d’investissement de proximité (FIP) classique.

Frais de gestion limités à moins de 3% par an

Les frais ont d’abord été réduits au moment de l’achat des parts. Au lieu du taux maximum de 5%, les droits d’entrée du FIP Corse Alimea, que le courtier commercialise en quasi-exclusivité, sont limités à 2%. Un niveau compétitif, mais déjà pratiqué de longue date par MesPlacements.fr, l’un des plus importants distributeurs de FIP en France, et notamment de FIP Corses. La nouveauté réside dans la limitation des frais de gestion à 2,95% par an, là où les FIP Corses concurrents oscillent entre 3,85 et 3,95%. Un écart de près d’un point qui, au bout de huit ans (la durée de vie minimale du fonds) pourraient bien faire la différence sur la performance finale du fonds lors de son remboursement aux souscripteurs.

« Notre politique de prix se veut discriminante, notre credo est d’afficher les tarifs les moins chers du marché. Le positionnement prix du FIP Corse Alimea est conforme à notre ADN », revendique Stéphane Carlucci, directeur général de Linxea. Du côté de Conseil Plus Gestion (CPG) chargée de gérer le fonds, on estime cette rémunération suffisante pour assurer la conduite du FIP Corse dans de bonnes conditions. Aussi compétitif soit-il, résumer le fonds à sa tarification plus avantageuse que la moyenne ne saurait justifier à lui-seul son intérêt, surtout pour un nouveau venu sur le marché, face aux opérateurs historiques des FIP Corses, Vatel Capital et ACG Management (ex Viveris).

Performance annualisée de 2 et 4% hors avantage fiscal

La Corse n’est cependant pas une inconnue de la société Doren, conseil de CPG en charge de la présélection des PME insulaires pour le compte du fonds parmi 1.500 entreprises éligibles. Son dirigeant Patrice Harouimi était directeur d’investissement au sein de Viveris (devenue ACG Management) au moment du lancement du premier FIP Corse en 2007 par cette société de gestion. Le FIP Corse Alimea sera investi à 70% minimum en entreprises locales, via des augmentations de capital, des apports en compte courant et des obligations convertibles (OC).

Avec une collecte estimée de 8 à 10 millions d’euros, il devrait investir dans une douzaine de sociétés, principalement des PME matures appartenant à des secteurs dits « défensifs », comme l’hôtellerie et le tourisme, l’agroalimentaire ou la santé. Afin de dynamiser le potentiel du portefeuille, un ou deux investissements devraient être effectués dans le domaine de l’innovation (numérique, énergie). Au total, les promoteurs visent une performance moyenne annualisée comprise entre 2 et 4% hors avantage fiscal, frais de gestion déduits.

Au-delà des désagréments habituels des FIP (risque de perte, blocage de l’épargne, jusqu’au 31 décembre 2023 minimum en l’occurrence), le principal inconvénient du fonds pour les petits souscripteurs est son manque d’accessibilité, avec un ticket d’entrée de 2.000 euros, contre 1.000 euros pour la plupart des FIP Corses et 500 euros de versement minimum pour le FIP Neoveris Corse 2015 d’ACG Management.