Impôts, taxes, épargne, ce qui va changer en 2009


En matière fiscale, les changements sont nombreux. Voici quelques nouveautés pour 2009.

RSA. Les cotisations sociales vont augmenter, afin de financer le nouveau revenu de solidarité active (RSA). Aujourd’hui à 11%, elles vont passer à 12,1% au 1er juillet 2009. Cette augmentation de 1,1% concerne les revenus fonciers, boursiers et ceux issus de l’assurance vie. Les livrets réglementés (Livret A, jeune, développement durable…) ne subissent pas cette nouvelle taxe et restent défiscalisés.

Niches fiscales. Elles vont être plafonnées afin d’éviter que certains contribuables échappent totalement à l’impôt sur le revenu. Le montant total des niches fiscales est plafonné à 25 000 euros par an, plus 10% du revenu. L’amendement concerne l’ensemble des avantages fiscaux « choisis » et non ceux « subis ». Par exemple, si vous bénéficiez d’une réduction d’impôt en raison d’un handicap, elle échappe au plafond. Cette limitation ne devrait pas non plus concerner la fiscalité des monuments historiques, un temps évoqué. Le crédit d’impôt sur les taux d’intérêt lors de l’achat d’une résidence principale y est lui inclus.

Service à la personne. Employer une personne à domicile (aides, ménages…) sera plus attractif. Aujourd’hui, dans la limite de 12 000 euros par an, vous pouvez déduire 50% des dépenses sur votre feuille d’imposition, soit un gain maximal de 6 000 euros. Le plafond va être porté à 15 000 euros par an. Cet amendement, proposé va Frédéric Lefebvre (UMP), fait pourtant polémique. Didier Migaud, député socialiste et président de la commission des finances à l’Assemblée, le juge contradictoire avec le plafonnement des niches fiscales.   

Bonus Malus. Les gros pollueurs vont devoir payer. Les propriétaires de voiture émettant plus de 250 grammes de CO² par kilomètre devront s’acquitter d’une taxe de 160 euros par an. Auparavant, les conducteurs devaient payer un seul malus à l’achat. 

Retraite outre-mer. Le coup de pouce dont bénéficient les fonctionnaires à la retraite qui s’installent dans les territoires d’outre-mer va être plafonné, pour être progressivement supprimé. Les seuils n’ont pas encore été fixés.