Jouez l’épargne solidaire


Diffusée par les banques, les produits d’épargne solidaire permettent de financer des initiatives sociales, tout en touchant un intérêt, comme dans un produit d’épargne classique.

Libre aux établissements financiers de proposer de tels produits : livret d’épargne, fonds, Sicav, Perco, assurance-vie… Il existe environ 80 placements solidaires à l’heure actuelle. L’argent récolté sert à financer des projets de réinsertion, de création d’entreprises, de développement durable, ou d’aide aux pays émergents.

Plusieurs solutions s’offrent à vous : soit vos placements financent des projets, comme le livret A finance le logement social par exemple. Soit vous donnez une part de vos plus-values à un organisme.

Ces produits représentent 366 millions d’euros en 2007. Une goutte d’eau comparée au 130 milliards de l’épargne classique, mais elle est en progression de 33% !

Selon l’association Finansol, qui organise la semaine de l’épargne solidaire, cet argent a permis de créer 25 000 emplois et d’aider 13 800 entreprises. Il a aussi financé des logements, donnant ainsi un toit à 1 200 familles. Les épargnants français ne sont pas non plus insensibles au sort des pays en développement : en 2007, les fonds ont aidé 900 institutions de micro-crédit.

De plus, vos investissements donnent droits à des réductions d’impôts :

Prélèvement libératoire. La part des intérêts de votre épargne ou des dividendes que vous attribuez à une ONG subit une imposition moindre. Le prélèvement libératoire s’établit alors à 5%, contre 18% normalement, auquel il faut rajouter les 11% de cotisations sociales.

L’avantage Madelin. Lorsque vous achetez des actions de sociétés éthiques non cotés, vous bénéficiez d’une déduction d’impôt sur le revenu : 25% de votre investissement, dans la limite de 20 000 euros pour un célibataire, le double pour un couple. Il faut cependant garder les titres cinq ans.

Tepa et l’ISF. Si vous payez l’impôt de solidarité sur la fortune, vous bénéficiez de la loi Tepa sur l’investissement dans les PME. Ainsi, en prenant des parts dans une PME ou une coopérative, vous déduisez 75% de votre investissement, dans la limite de 50 000 euros.  Il faut les conserver cinq ans, l’avantage n’étant pas cumulable avec le dispositif Madelin.

L’épargne salariale. Vous pouvez épargnez via votre entreprise, dans le cadre d’un fonds communs de placement d’entreprise (FCPE). Ce dernier ne souffre pas d’imposition sur le revenu, tant pour l’argent placé que pour les revenus dégagés. Il faut cependant bloquer son épargne cinq ans pour un PEE (plan d’épargne entreprise), et ne pas y toucher avant la retraite pour un Perco (plan d’épargne pour la retraite collectif).

Les dons. L’épargne donnée à une association ouvre droit à une réduction d’impôt sur le revenu de 66%, dans la limite de 20% de votre revenu imposable. Cette réduction se porte à 75% lorsque les dons profitent à des organismes prodiguant une aide alimentaire, des soins ou un hébergement.