L’investissement en Outre-mer désormais moins avantageux


Les caisses de l’Etat sont vides, la chasse aux niches fiscales a donc commencé. Les premières victimes sont les investissements outre-mer.

Leurs avantages fiscaux vont désormais être plafonnés : à 40 000 euros net ou 15% du revenu brut par an. Auparavant, vous pouviez réduire de vos impôt, jusqu’à 64% de l’achat de logement outre-mer, réparti sur 5 ans. Ce dispositif, dit « Girardin », doit inciter les investisseurs à placer leur argent dans les DOM-TOM, afin d’y financer du logement.

Mais pour le gouvernement, le Girardin faisait aussi office de niche fiscale. En effet, les avantages fiscaux sont tels, que certains contribuables peuvent échapper à toute imposition. « Plus personne ne pourra ne plus payer d’impôt en les utilisant » a ainsi assuré le secrétaire d’Etat à L’Outre-mer, Yves Jégo.

De son coté, le patronat des DOM-TOM tablait sur un plafonnement à 50 000 euros, et craint une baisse des investissements. Le gouvernement estime que le nouveau seuil affectera uniquement 10% des sommes investies. Cela suffit à « contredire tous ceux qui disent que la réforme va tuer le dispositif de la loi Girardin » pense Yves Jégo.

L’amendement va impacter « 1 200 investisseurs sur les 40 000 niches fiscales de l’Outre-mer » affirme le secrétaire d’Etat, « soit 3% des investisseurs ».

Par ailleurs, les sommes destinées à l’investissement Girardin vont s’accroître. Plus de 800 millions d’euros sont inscrits pour ce dispositif dans le projet de loi de Finance actuellement débattu à l’Assemblée nationale. En 2008, 550 millions d’euros y ont été consacrés.

Pour Yves Jégo, ces réformes vont dans le bon sens, et note que les budgets alloués aux niches fiscales et sociales diminuent : « de 2,5 milliards d’euros à  3,315 milliards d’euros » en un an.