Les députés socialistes ne voteront pas de nouvel impôt


Après la promesse de François Hollande de ne pas voter d'impôt supplémentaire à partir de 2015, c'est au tour du président de l'Assemblée nationale Bruno le Roux de s'engager dans cette voie. Pourtant, ce discours a déjà été remis en question.      

assemblée nationale

Les hausses d’impôts, ce n’est pas pour tout de suite. C’est ce qu’a assuré le président de l’Assemblée nationale Bruno Le Roux dans un entretien accordé au Journal du Dimanche le 16 novembre 2014.

« Il y a un engagement du président de la République. L’impôt étant voté par l’Assemblée nationale, nous sommes les garants du respect de cette promesse. […] L’engagement est clair pour l’an prochain, je le répète, nous ne voterons aucun nouvel impôt », a-t-il martelé. Interrogé sur les hausses de taxes et cotisations (retraites, fiscalité des carburants…) appliquées dès 2015, l’élu s’est défendu de « mesures prises dans le passé ». Avant d’ajouter que « la meilleure preuve pour les Français est que nous avons d’ores et déjà voté la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu [qui] va se traduire l’année prochaine par une exonération ou une baisse pour 9 millions de ménages ».

 

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Ce discours va de concert avec la promesse faite par François Hollande quelques jours auparavant lors d’un grand débat sur le plateau de TF1. « A partir de l’année prochaine, il n’y aura pas d’impôt supplémentaire sur qui que ce soit. J’en prends l’engagement solennel. »

 

Un objectif tenable ?

Lorsque l’augmentation des bases de calcul des impôts locaux est évoquée, le président de l’Assemblée nationale élude les répercussions éventuelles sur le montant de la taxe d’habitation et de la taxe foncière des contribuables. « Il s’agit simplement de maintenir les recettes des collectivités par rapport à l’inflation. […] Je souhaite que les élus puissent maintenir la stabilité fiscale. »

D’ici à 2017, « nous espérons poursuivre le mouvement de recul des prélèvements », a conclu le député de la Seine-Saint-Denis. Pourtant le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, estimait le 13 novembre dernier qu’ « on ne peut pas graver dans le marbre une situation qui dépend d’un contexte international que nous ne maîtrisons pas », nuançant les propos du chef de l’Etat.

 

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