Taxe d’habitation : trop tard pour payer, attention aux fraudes


La date limite de paiement de la taxe d'habitation et de l'ex-redevance TV 2014 est passée. Mais une fois les impôts locaux réglés, attention aux tentatives de fraudes ou de « phishing », par l'envoi de mails.      

taxe d'habitation

Il est désormais trop tard pour payer la taxe d’habitation et la contribution à l’audiovisuel public (ex-redevance TV) 2014. La date limite était fixée au 22 novembre minuit pour les internautes, qui profitaient déjà d’un délai supplémentaire.

Si vous n’avez pas réglé vos impôts locaux en temps et en heure, vous écopez d’une pénalité de 10% du montant de l’impôt dû. Toutefois, certains contribuables peuvent encore échapper à une sanction de l’administration fiscale. En effet, dans certaines situations, principalement pour les résidences secondaires, la date butoir est repoussée au 15 décembre pour les utilisateurs des moyens de règlement classiques (espèces, chèques, virements) et au 20 décembre pour les paiements via le site du fisc, impots.gouv.fr, ou l’application « Impots.gouv » disponible sur smartphones.

 

Gare aux mails frauduleux

Attention cependant aux mails frauduleux qui fleurissent pendant les campagnes de paiement des impôts locaux. Une nouvelle alerte, publiée sur le compte Twitter de l’administration fiscale le prouve. De son côté, l’administration fiscale a recensé un augmentation notoire des tentatives de fraudes par courriel. « Soyez extrêmement prudents et sachez que les services de la direction générale des Finances publiques ne demandent jamais de coordonnées bancaires par courriels. Dans votre intérêt, ne répondez pas à ces sollicitations », conseille le fisc. Si vous recevez un courriel, prétendument de la part de la Direction générale des finances publiques, ne vous y fiez surtout pas ! Ce dernier risque d’être un faux : c’est une tentative de « phishing », littéralement « tentative d’hameçonnage ». Le message présente très souvent l’entête ou la signature de l’administration fiscale. Pour soutirer de l’argent aux contribuables, le pirate prétexte un trop-payé de vos impôts locaux sur le site impots.gouv.fr. « Nous avons déterminé que vous êtes admissible à recevoir un remboursement de notre part d’un montant de 400 euros », peut-on lire dans le mail frauduleux. Pour récupérer ladite somme, le mail vous encourage à accéder à votre dossier personnel afin de mettre à jour vos coordonnées postales et bancaires via un lien cliquable. Le pirate espère que vous allez renseigner les informations demandées en vue d’un remboursement fictif, afin d’obtenir vos coordonnées bancaires et personnelles (numéro de carte, adresse, numéro de téléphone…). Si vous communiquez ces données, vous serez obligé de faire opposition et de changer vos informations bancaires.

 

 

 

Plusieurs indices vous alertent

Pour éviter d’en arriver là, plusieurs indices doivent vous alerter sur la sincérité de ces courriels, comme les fautes d’orthographes, le renvoi à une messagerie personnelle avec un lien cliquable ou la demande de coordonnées bancaires. Dans cet exemple, plusieurs fautes d’orthographes sont présentes, à l’instar de « veuillez accéder à votre dossier est le mettre à jour ». A noter également que l’administration fiscale ne demande jamais aux contribuables de communiquer leurs informations bancaires, que ce soit pour un paiement ou un remboursement d’impôt.

Pour communiquer, le fisc utilise toujours l’espace personnel des redevables, accessible sur le site impots.gouv.fr via leurs identifiants. Quant aux remboursements en cas de trop-payé, il procède par virement si un relevé d’identité bancaire (RIB) lui a été fourni ou en envoyant un chèque. Pensez toujours à vérifier l’URL (l’adresse) du site. D’une manière générale, ne communiquez jamais vos informations personnelles ou bancaires par courrier électronique ou par téléphone à un service qui en fait la demande de façon impersonnelle par mail.

 

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