Actions ou obligations, quel est l’actif le plus risqué ?


Marc Girault, directeur de la gestion de HMG Finance fait le point sur les deux principales classes d'actifs que sont les actions et les obligations. A très long terme, le gérant considère que les actions deviendront moins risquées que les obligations.

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La société de gestion indépendante estime que le marché des actions est de plus en plus animé par des modèles quantitatifs qui tiennent peu de compte de la valeur réelle des entreprises. « Attendons-nous donc à des marchés très fluctuants, avec des anomalies de valorisation, à la hausse comme à la baisse, de plus en plus marquées. Ceci est une grande chance pour des investisseurs qui, comme nous, s’attachent à la valeur intrinsèque des entreprises : les occasions de faire de bonnes affaires seront multipliées », présage Marc Girault, co-fondateur de HMG Finance.

Outre les opportunités sur les actions, la société de gestion en voit également sur le marché obligataire. Cependant sur le long terme, elle mise sur un retour rapide à la moyenne, c’est-à-dire une rentabilité des investissements obligataires autour de 1% après inflation. Concrètement, HMG Finance écarte de son allocation « les obligations en général, et les emprunts des Etats occidentaux en particulier ». A l’inverse, elle opte pour « des obligations perpétuelles, des obligations convertibles, des émissions de petites sociétés ».

Les actions seront moins risquées à l’avenir

« Nous avons le sentiment que de véritables mouvements tectoniques sont en train de se produire dans notre monde de l’investissement en valeurs mobilières, et que nous allons assister dans les prochaines années à un renversement complet de l’échelle du risque. Les actions finiront par être perçues, comme cela est déjà le cas dans certains pays émergents, comme étant moins risquées que les obligations : 15 ans de sous-performance pour les actions, 20 ans de surperformance pour les obligations, trouveront bientôt leur terme», anticipe Marc Girault, gérant du FCP HMG Globetrotter (FR0010241240), fonds-phare de la maison.

Quid des pays émergents ? La société de gestion d’actifs affirme que « l’investissement dans les pays émergents reste porteur à très long terme » précisant que l’approche value (actif sous-évalué par rapport à sa valeur théorique) sera un facteur décisif de performance dans ces pays-là comme ailleurs. Allant plus loin dans son raisonnement, les émergents seront moins risqués que les pays occidentaux, selon le direction de la gestion, car ils ne sont pas engluées dans des « process hérités du passé », et ils peuvent dès maintenant tenir compte de ces mouvements.