ActiveSeed, ou comment maîtriser son épargne de bout en bout


Le site internet ActiveSeed propose de choisir où investir ses économies en toute connaissance de cause. Objectif de ce nouvel acteur : rompre avec les solutions d'épargne classiques et notamment la banque universelle, facteur de confusion pour l'épargnant.  

La plateforme ActiveSeed permet à l'internaute d'être acteur de son épargne

En matière d’épargne, les Français sont souvent désorientés. Les trois quarts d’entre eux ne s’estiment pas assez « considérés » selon une étude publiée en février 2016*. Mal informés sur l’usage de leurs économies, les épargnants se retrouvent également perdus alors que l’offre qui leur est proposée ne cesse de s’élargir. Autant dire que l’initiative de la plateforme ActiveSeed tombe à point nommé pour les laissés pour compte du circuit traditionnel de l’épargne.

Cet acteur en ligne offre en effet une démarche innovante de nature à répondre à cette problématique : « L’acte d’épargne doit remettre l’humain au centre du mécanisme », selon le PDG de la société de conseil en investissements Alpinia Finance et fondateur d’ActiveSeed Grégoire Dauge.

Avec cette plateforme, il entend s’attaquer à « la confusion qui règne entre les différents métiers de l’épargne ». Grégoire Dauge vise ainsi le concept de « banque universelle [qui] propose les métiers de dépositaire, de crédit, de gestion, de conseil financier, d’assurance des biens et de la personne, de distribution de produits financiers, d’abonnements téléphonique… » Une confusion des genres qui nuit selon lui à la compréhension de l’épargne. Pour pallier cet écueil, le dirigeant a ainsi mis en place une plateforme qui répond à un objectif précis : faire preuve de pédagogie grâce à la technologie pour regagner la confiance de l’épargnant.

La clarté, objectif numéro 1

Dans un univers que le site qualifie d’ « hypermarché » de l’épargne, ActiveSeed mise sur la clarté en revenant à des principes simples pour permettre à l’internaute de s’y retrouver.

Dans cette optique, la plateforme permet dans un premier temps de choisir son niveau de risque. « Le risque zéro n’existe pas, avance Grégoire Dauge. Il faut donc choisir un niveau de risque et l’accepter. » Pour mieux cerner son projet d’épargne, y associer un projet personnel est un passage obligé. Des étapes possibles dès la page d’accueil du site. L’internaute peut dès lors facilement comprendre où il met les pieds en répondant à quelques questions simples sur son horizon d’investissement, ses revenus, son patrimoine financier, sa réaction face au risque. Une fois cette étape passée, il peut définir son profil de risque et se projeter sur un univers d’investissement appelé « village ». « Chacun d’entre eux regroupe des thématiques d’épargne », explique Grégoire Dauge. Ces 26 villages sont autant de stratégies adaptées aux divers profils de risque, classés de 1 à 10. Sont indiqués la famille de profil risque adaptée (prudent, équilibré, dynamique), la performance brute sur les cinq dernières années civiles ou encore le cadre fiscal attaché (assurance vie, PEA, compte-titres ordinaire).

Définir un horizon d’investissement

Une fois son ou ses villages choisis, l’internaute peut procéder à des simulations et se créer ses propres projets. Il peut ainsi adapter son capital de départ, dont le minimum oscille entre 3.000 euros pour le village primo-épargnant et 50.000 euros pour les « villages experts » ainsi que ses versements mensuels afin d’atteindre le montant désiré à la fin de sa phase d’épargne. En renseignant ces informations, il peut connaître la durée d’immobilisation de ses capitaux et la plus-value attachée à ses projets. Libre dès lors pour l’épargnant de choisir de valider son ou ses choix d’investissement.

Pour chaque village, ActiveSeed propose à l’épargnant des fiches descriptives pour expliquer le plus clairement et simplement le contexte de l’investissement… et la possibilité de dialoguer avec les membres de la communauté. A qui est-il destiné ? De quels actifs l’offre est-elle composée ? Autant d’informations qui permettent à l’internaute de connaître dans les grandes lignes à quoi sert son épargne et le risque auquel il s’expose. Une « reprise de contrôle sur son épargne », comme le souligne Grégoire Dauge.

*Sondage OpinionWay pour la Fédération des associations indépendantes de défense des épargnants pour la retraite (Faider)