Assurance vie : le Gema (mutuelles) opposé au futur contrat en actions avec avantage fiscal


Le syndicat professionnel des mutuelles estime que le nouveau contrat en unités de compte risque de ne pas répondre à la demande des épargnants, en quête de sécurité.

Les mutuelles sont opposées à la création envisagée d’un nouveau type de contrats d’assurance vie en unités de compte (UC) visant favoriser l’investissement en actions, assorti d’un avantage fiscal. « Nous constatons que la plupart des formes imaginées par les gouvernements successifs de droite ou de gauche depuis 10 ans pour investir en actions ont été des échecs. Ce sont des étoiles filantes. Il faut trouver une autre solution : les nouveaux produits en actions auront le même résultat que les produits précédents », estime Jean-Luc de Boissieu, secrétaire général du Groupement des entreprises mutuelles d’assurance (Gema).

Le Gema fait référence aux contrats DSK, NSK ainsi qu’au PERP que le syndicat qualifie de « constructions technocratiques [qui] ont fait parler d’elles quelques mois puis elles sont tombées dans l’oubli ».

Les épargnants veulent des « produits sûrs, en euros »

Aussi, le Gema tient à rappeler si le gouvernement demande aux assureurs d’investir en actions les clients et sociétaires des mutuelles cherchent avant tout dans l’assurance vie la sécurité du placement et du rendement. « Les assureurs ne gèrent pas leur argent, mais l’argent des clients. Les clients du Gema ont de l’argent à placer, pas trop, et ne veulent pas le perdre. Et ce sont nos clients qui nous demandent d’aller sur des produits sûrs, sur des produits en euros », explique Jean-Luc de Boissieu selon lequel l’épargnant a fait le bon choix en investissant sur ce type de supports à capital garanti par l’assureur.

« Contrairement à ce que beaucoup de gens disent, sur les 10 ou 15 dernières années, les contrats en euros ont été plus profitables que les contrats en unités de compte alors que les taux d’intérêt ont été bas. L’épargnant ne s’est pas trompé, il a choisi la sécurité et a aussi choisi la rentabilité ».

Bref pour Le Gema, « chacun sait qu’on ne donne pas à boire à un âne qui n’a pas soif ».

La Fédération Française des Sociétés d’Assurances (FFSA) avait annoncé fin janvier le lancement prochain d’un produit d’assurance vie en unités de compte avec un minimum de 12% d’actions de sociétés cotées, en coordination avec le ministère de l’économie et des finances.

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