Assurance vie : un réforme de la fiscalité ne doit s’envisager que sur les nouveaux contrats pour Gérard Andreck (Gema)


La Cour des comptes suggère dans un rapport de réformer l'assurance vie en vue de privilégier l'optique de préparation à la retraite. Pour Gérard Andreck, président du groupe Macif et du Gema (Groupement des entreprises mutuelles d'assurance) « toute réforme doit être conduite sans ébranler la confiance des épargnants ».

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Dans la lettre mensuelle du Gema pour le mois de mars 2012, Gérard Andreck estime que le recentrage de l’assurance vie sur la préparation à la retraite « entraîne logiquement la proposition de rallonger la durée des contrats, de revoir la fiscalité des rentes ».

Mais pour le président de la Macif « toute évolution ne devrait pas affecter le stock des contrats en cours, mais s’inscrire dans une réflexion plus large sur la fiscalité de l’épargne ». Autrement dut le concerner que les futurs contrats, et non pas ceux déjà souscrits par les épargnants.


Produit populaire

Aussi, « en faisant évoluer l’assurance vie vers la préparation à la retraite, il ne faudrait pas risquer d’en faire un produit réservé aux détenteurs de revenus élevés », prévient Gérard Andreck, faisant allusion à la création du Perp dans le sillage de la réforme des retraites Fillon de 2003, qui n’a pas remporté le succès escompté, s’agissant d’un produit utilisé notamment à des fins de défiscalisation.

Pour le Gema, l’assurance vie « doit son succès au fait qu’elle est largement diffusée et il serait regrettable de lui faire perdre son caractère populaire ». Ce produit d’épargne « séduit les détenteurs de revenus moyens ou modestes parce que ces personnes cherchent des formules d’épargne dont elles peuvent sortir à tout moment à des conditions fiscales acceptables, pour faire face à des besoins ou à des creux de trésorerie soudains ».

Parmi les pistes ouvertes par la Cour des comptes, la solution consistant à rallonger de 8 à 12 ans de la durée des contrats semble être celle qui a recueilli les faveurs du Gema. A condition de limiter « les contraintes nouvelles imposées aux épargnants ».


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