Banques : l’UFC-Que Choisir dénonce le manque de transparence et la hausse des tarifs


L'association de consommateur a mené une enquête sur l'augmentation des frais bancaires et les facilités de changement d'établissement bancaire.

L’UFC-Que choisir vient de rendre publics les résultats d’une enquête sur les tarifs des banques et la mobilité bancaire. Près de 115 associations locales de l’UFC-Que Choisir ont sollicité 1746 agences de 110 banques réparties sur tout le territoire. Et pour l’association « la désolation face au constat est à la hauteur des attentes consuméristes vis-à-vis des banques : immense ! »

Elle dénonce en premier lieu le manque de transparence des banques : « dans 42% des cas, les brochures tarifaires n’étaient pas à disposition dans les agences contrairement à l’obligation prévue par l’arrêté du 4 avril 2005 » affirme-t-elle.

L’UFC-Que choisir note aussi des différences de prix selon les régions… mais pour un même réseau bancaire. « Entre la plus chère et la moins chère des caisses du Crédit Agricole, il y a 56% de différence tarifaire ! Un tel écart n’a aucune justification alors que le traitement des opérations est aujourd’hui multirégional, voire national pour chaque banque » indique l’association à titre d’exemple.

Ensuite, les tarifs bancaires ont progressé plus vite que l’inflation (8%) entre 2004 et 2010 : 10% en moyenne pour la carte bleue et « 13,8% en moyenne pour l’assurance des moyens de paiement alors que la fraude a baissé sur la période ».

La mobilité bancaire, un vœu pieux

Enfin, l’association souligne que changer de banque reste aujourd’hui « un vrai parcours du combattant » alors que les banques ont pris des engagements en novembre 2009 pour faciliter la mobilité bancaire : « 86% des agences ne communiquent pas sur ce nouveau service, et 65% des conseillers n’en parlent pas spontanément à un client qui vient tout spécialement pour… changer de banque » affirme-t-elle.

Surtout, alors que les banques se sont engagées à effectuer elles-mêmes les procédures de changement, « seuls 39% des conseillers acceptent d’effectuer les changements de domiciliation bancaire…et 60% refusent de récupérer la liste des prélèvements auprès de l’ancienne banque » selon l’UFC-Que Choisir ».

Ainsi, alors qu’en novembre 2009, les banques s’étaient engagées à effectuer les changements de domiciliation en 5 jours ouvrés, « dans la réalité, 27% des conseillers disent que cela pendra plus de deux semaines, et 41% plus d’un mois ».