Bordeaux FinTech : « La technologie peut révolutionner la finance »

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INTERVIEW - Premier événement d'envergure nationale organisé sur le phénomène FinTech, Bordeaux FinTech se tient le 7 octobre à l'espace Darwin, sur la rive droite bordelaise. L'occasion de demander à son co-organisateur Guillaume-Olivier Doré sa vision du marché des Fintechs et les enjeux de cette journée.

Guillaume-Olivier Doré, co-organisateur de Bordeaux FinTech

 

Toutsurmesfinances.com : Pourquoi l'organisation d'un événement sur le phénomène FinTech ?

Guillaume-Olivier Doré, co-organisateur du salon Bordeaux FinTech : L'organisation de Bordeaux FinTech tient à la rencontre entre plusieurs personnes qui partagent la même vision de l'évolution future du secteur financier. L'idée a été initiée par Louis Alexandre de Froissard, CGP gérant du cabinet Montaigne Conseil à Bordeaux, qui constate d'ores-et-déjà un impact des FinTechs sur les métiers de la finance et s'interroge sur les effets qu'elles pourraient avoir sur son propre métier. L'événement est co-organisé par Sandrine Hirigoyen, CEO de agence conseil en marketing digital Digitall Conseil, spécialisée dans le domaine de la digitalisation à destination de la finance et par moi-même, serial entrepreneur et investisseur. J'ai acquis une expertise du monde des FinTechs en m'y intéressant au point de préparer mon propre projet de FinTech.

Qu'est-ce qu'une FinTech ? Ou en tout cas votre définition des FinTechs ?

Le terme associe la finance et la technologie. On peut définir la FinTech comme une technologie qui vient modifier un élément de la chaîne économique d'un univers de la finance. L'univers des FinTechs est probablement beaucoup moins vaste qu'il n'y paraît : il est composé de sociétés qui viennent s'attaquer à des usages que la technologie peut révolutionner, en introduisant une modification des comportements, un changement profond des habitudes des utilisateurs.

Donc certains acteurs se réclamant de la FinTech n'en sont pas ?

Un éditeur de logiciels pour les banques n'est pas une FinTech. C'est une société certes technologique mais elle ne vient pas rompre avec les habitudes de souscription ou d'utilisation des services financiers.

Quels sont les terrains de jeu des FinTechs ?

Il y a le crowdlending et le crowdfunding qui modifient la manière d'investir, d'emprunter ou de se financer en fonds propres. Le deuxième univers recouvre ce que j'appelle les « métiers de l'automation », où l'algorithme remplace l'homme dans les choix d'investissements financiers. Il y a enfin l'univers des paiements.

Les FinTechs vont-elles supplanter les banques et les gestionnaires d'actifs ?

Les FinTechs vont modifier tout un pan de l'économie française et mondiale. Elles peuvent favoriser l'émergence de nouvelles manières d'aborder la finance. Cela dit, je ne crois pas que l'on pourra tout changer avec quelques start-up, qui sont souvent trop petites pour bouleverser les paradigmes. Les acteurs bancaires, de l'asset management, du paiement et d'autres secteurs de la finance vont s'adapter. Nous sommes à l'aube de changements qui ne leur font pas peur. Ils existent depuis suffisamment longtemps pour résister. Je vois l'avenir des FinTechs dans un environnement de « coopétition » (sic) avec les acteurs existants. D'ailleurs, l'événement ne s'inscrit pas dans une logique où les FinTechs iraient jusqu'à tuer les banques.

En quoi va consister l'événement ?

Il s'agira, sur une journée complète, de 9 heures à 19 heures, de donner la parole non pas à des acteurs institutionnels mais aux entrepreneurs qui font les FinTechs et qui travaillent pour modifier l'écosystème financier. L'objectif est de faire en sorte que le monde des FinTechs et celui des établissements financiers traditionnels s'écoutent. C'est la raison pour laquelle aucune table ronde ne réunira des intervenants des deux univers. Une table ronde donnera spécifiquement la parole à des acteurs institutionnels de la finance de 15 heures 15 à 16 heures.

Bordeaux FinTech c'est aussi un lieu d'échanges informels. C'est la raison pour laquelle nous avons proposé aux start-up de monter des stands pour montrer leurs services. L'argent est immatériel, une nouvelle application est par nature difficile à expliquer avec mot simples. L'idée consiste à matérialiser l'impact qu'elles peuvent avoir sur la vie quotidienne et de permettre au grand public de savoir à quoi servent les FinTechs. Les stands sont un moyen de donner un accès à ces services innovants et de faire en sorte qu'ils soient compris par tout un chacun.

Quels sont vos objectifs pour cette édition ?
Bordeaux FinTech est l'évènement Fintech de cette fin d'année, le seul de cette envergure avec près de 400 inscrits. Notre objectif est qu'il devienne un rendez-vous incontournable. Il s'agit aussi de favoriser le développement de l'écosystème FinTech, l'émergence de nouveaux modèles économiques. Notre approche est très entrepreneuriale...

Propos recueillis par Olivier Brunet

Bordeaux FinTech 2015, les infos pratiques

Le jour : 7 octobre 2015
Le lieu : DARWIN Eco-Système, Bordeaux Rive-Droite
Le programme : cliquer ici
Inscriptions : cliquer ici
Tarifs : 30 euros ou 50 euros (déjeuner inclus)

Toutsurmesfinances.com est partenaire media de Bordeaux FinTech

 

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