Bourse de Paris : le CAC 40 déroule, le secteur automobile dérape


La Bourse de Paris entame la semaine dans le vert. Le CAC 40 atteint les 4.585,50 points, grâce à un gain de 1,09%. En revanche, le secteur automobile fait marche arrière, dans le sillage de Volkswagen, dont le titre a connu la plus forte baisse de son histoire.  

Le secteur automobile a pâti de la chute de Volkswagen

 

Si la Bourse de Paris a clôturé à la hausse la séance du lundi 21 septembre 2015, le secteur automobile a pâti de la chute du titre Volkswagen suite à une enquête aux Etats-Unis, dévoilant que le constructeur allemand a falsifié ses résultats aux tests anti-pollution. Les titres Renault et Peugeot reculent ainsi de 3,18 et 2,54%. Les équipementiers Montupet (- 5,67%), Plastic Omnium (- 2,84%), Faurecia (- 3,47%) et Michelin (- 1,19%) terminent également dans le rouge.

La valeur du 21 septembre 2015 : EDF

Le ministre britannique des Finances, Georges Osborne, a annoncé que le Royaume-Uni fournira un premier soutien financier de deux milliards de livres (2,75 milliards d’euros) au projet de l’électricien français, qui prévoit la construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point. EDF recevra ainsi un prix garanti de 92,5 livres par mégawatt/heure pendant 35 ans de production, soit environ le double du prix de marché actuel de l’électricité, souligne Les Echos.

Cette centrale devrait produire suffisamment d’électricité pour six millions de foyers, soit 7% des besoins du Royaume-Uni. Deux entreprises chinoises doivent prendre une participation minoritaire au projet. Outre-Manche, il suscite de nombreuses critiques, notamment depuis l’annonce de nouveaux retards de l’EPR de Flamanville par l’électricien français.

Si le patron d’EDF, Jean-Bernard Lévy, s’est voulu rassurant, il a néanmoins reconnu que la centrale britannique n’entrera pas en service dès 2023, comme prévu initialement. La valeur prend 0,21%, à 16,92 euros.

Suez Environnement se renforce en Australie

Le groupe de services aux collectivités a signé un accord portant sur le rachat des 40% de participation de l’entreprise singapourienne Sembcorp dans Sembsita Pacific, « leader du marché australien de la valorisation des déchets », précise Suez Environnement dans un communiqué. Le montant de l’opération s’élève à 485 millions de dollars australiens, soit 307 millions d’euros. Le groupe français détient désormais 100% de sa filiale recyclage dans le pays.

Sembsita Pacific travaille pour environ 56.000 clients commerciaux et industriels et dessert autour de 3,7 millions d’habitants dans les principales villes du pays. « Cette transaction permettra à Suez d’intégrer l’ensemble de son portefeuille d’activités en Australie au sein d’une structure unique, afin d’accélérer sa croissance et son développement commercial sur un marché très prometteur », a déclaré Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez, dans le communiqué de l’entreprise. Le titre s’adjuge 0,09%, à 16,30 euros.

Engie : nouvel accord avec Chongqing en Chine

L’énergéticien a fait part d’un accord de coopération avec Chongqing Energy Investment Group afin de promouvoir et de développer des projets de distribution d’énergie en Chine. Cette collaboration s’inscrit dans le cadre de la coentreprise créée en 2009 par les deux sociétés, baptisée SinoFrench Energy Services et détenue à 40% par Engie et 60% par Chongqing. Ce contrat prévoit un nouvel apport en capital, d’un montant de 27,4 millions d’euros.

Par ailleurs, la filiale belge d’Engie, Electrabel, est confrontée à de nouveaux soucis sur son site de Tihange, en lien avec le réacteur 1. Celui-ci s’est en effet automatiquement arrêté vendredi soir, en raison d’une anomalie. Il devait initialement redémarrer dimanche, mais sa remise en marche a été reportée à fin septembre, afin de procéder à une réparation préventive. Ce report ne devrait pas avoir d’impact pour les clients, a précisé le fournisseur d’énergie. Le titre de l’ex-GDF Suez gagne 0,77%, à 15,09 euros.

Biophytis : accord avec l’américain Patheon

Le laboratoire pharmaceutique a signé un partenariat avec la société américaine Patheon portant sur la production de lots cliniques, qui constituent la première étape de l’étude de phase 2b de BIO101, un candidat médicament pour traiter l’obésité sarcopénique. Cette maladie se caractérise par une dégénérescence musculaire liée au vieillissement. Elle se trouve aujourd’hui sans solution thérapeutique.

Les lots fabriqués par Patheon seront utilisés pour l’étude de phase 2b réalisée en Europe dès l’obtention de l’autorisation des instances réglementaires, indique Biophytis dans un communiqué. « Cet essai clinique sera le premier au monde visant à traiter les patients sarcopéniques obèses », précise la biotech française. Selon elle, la maladie connaît une expansion fulgurante et touche déjà 30% des personnes de plus de 60 ans aux Etats-Unis. Le cours de l’action décolle de 16,87%, à 14,20 euros.

STMicroelectronics pourrait supprimer jusqu’à 1.000 emplois

L’équipementier électronique pourrait supprimer 1.000 emplois, répartis sur les sites de Grenoble, de Caen, du Mans et de Crolles, selon la radio RTL qui s’est procuré une note interne du groupe. Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs, qui emploie environ 10.000 personnes dans l’Hexagone, envisagerait de tailler dans les effectifs du pôle « numérique ». Le cours de Bourse s’octroie 0,49%, à 6,19 euros.