Bourse de Paris : un bilan 2013 positif pour le marché des actions


Les indices boursiers parisiens ont connu une année 2013 plutôt positive malgré une chute au mois de juin dernier. A l'heure de la trêve des confiseurs, retour sur les grandes tendances de l'année écoulée pour le CAC 40 avant d'aborder au mieux l'année 2014.

trader de la bourse

Poursuivant sur la lancée de l’année 2012, l’année 2013 constitue également un bon cru sur le marché des actions, malgré la crise chypriote ou encore le « shutdown » américain. Après deux années consécutives de baisse en 2010 (-3.34%) et 2011 (-16.95%), le CAC 40 affiche deux années de progression en 2012 (15.2%) puis de 17.99% en 2013 qui clôture l’année à 4.295,95 points.

 
L’année 2013 a bien débuté et cette tendance s’est ensuite globalement poursuivie sur les mois suivants. Le CAC 40, parti de 3.641,07 le 1er janvier 2013, a connu une succession de pics et de légères rechutes en février et avril jusqu’au mois de juin. En revanche, le mois de juin aura donc été plus chaotique avec une dégringolade le 24 juin 2013 à 3.575,17 points, suite à l’annonce d’une possible réduction d’achat d’actifs de la part de la Fed (Réserve fédérale américaine). Le recul des investisseurs a entrainé une marche arrière du directeur de la Fed qui a précisé qu’il ne relèverait pas les taux d’intérêt tant que le taux de chômage américain ne passerait pas sous la barre des 6,5%. Les investisseurs rassurés, une nouvelle phase de hausse s’est enclenchée. Le CAC 40 remonte ainsi pour atteindre un premier pic le 16 août à 4.123,89. Le 7 novembre le gouverneur de la BCE Mario Draghi annonce à la surprise générale la baisse à 0,25% du principal taux directeur de la BCE. Le CAC 40 se positionne alors à 4.356,26, son plus haut niveau de l’année. Les valorisations reviennent à la hausse bien que se situant encore loin du niveau enregistré avant la crise de la fin 2007 à 5.614,08 points.

Le retour en grâce d’Alcatel-Lucent

Parmi les 40 plus fortes capitalisations, 19 valeurs ont surperformé le CAC 40 en 2013. A la première place, Alcatel-Lucent (+225,52%) qui affiche la hausse annuelle la plus significative de la place parisienne ponctuée par sa réintroduction dans le CAC début décembre 2013. L’équipementier télécoms, qui avait été sorti de l’indice fin 2012 au vu de sa capitalisation qui avait fondu à moins de 2 milliards d’euros, obtient la palme des progressions en 2013. Satisfaits face à un nouveau plan de restructuration, les investisseurs sont revenus vers le groupe, qui a profité de ce regain d’intérêt, affichant une capitalisation de 9,12 milliards d’euros. Dans son sillage, les actions EADS et EDF se sont envolées respectivement de 89% et 83%. Alors qu’EDF, porté par son succès à l’international, se remet en selle après une année 2012 catastrophique (-26%), le groupe d’aéronautique EADS poursuit son chemin, avec notamment près de 1.400 commandes d’appareils enregistrées au cours de l’année.

Si les actions financières tiraient toutes l’indice vers le haut en 2012, la Société Générale (de +65% à 49% en 2013) décélère quelque peu de même que BNP Paribas (de 40% à 32%) tandis que le Crédit Agricole (+53%) et Axa (+50%) continuent leur progression notamment grâce aux politiques accommodantes de la BCE.

Peugeot revient dans la course

Le secteur automobile se porte plutôt bien à l’image de la performance annuelle de Michelin (+6%), du groupe Renault (+43%) ou encore de Peugeot qui s’est relevé avec une forte hausse de 72% après un plongeon de plus de 55% en 2012, enregistrant alors la plus forte baisse du SBF 120. Au CAC 40, le groupe Total gagne 14% tandis que le groupe Accor progresse de 28% sur un an. Le secteur de la grande distribution séduit également les investisseurs, à l’image de Carrefour qui gagne 48% sur l’année. Parmi les autres valeurs gagnantes en 2013, se distinguent le groupe de consulting et technologies Cap Gemini (+50%), Veolia environnement (+28%) ou encore l’équipementier d’aéronautique et de défense Safran (+54%).

Au final, seuls cinq valeurs finissent l’année 2013 en repli. Elle n’aura pas porté chance au parapétrolier Technip, détenteur de la plus forte baisse du CAC 40 avec un plongeon de 20% après une année 2012 pourtant à la hausse (+20%). Suivent le groupe Alstom spécialisé dans les transports et l’énergie (-12%), Pernod Ricard (-5%), LVMH (-4%) et enfin ArcelorMittal qui se maintient tout de même (-0,5%).

Question perspectives, bien qu’il soit encore trop tôt pour anticiper l’évolution du CAC 40 en 2014, on peut d’ores et déjà envisager un bon cru pour l’année à venir sur les marchés financiers sous réserve d’une bonne résistance à des politiques monétaires moins accommodantes de la part de la BCE et de la Fed.

 

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