Bourse de Paris : Volkswagen fait plonger le CAC 40


La confiance des investisseurs est mise à mal par le scandale Volkswagen. L'ensemble du secteur automobile dévisse et le CAC 40 chute dans son sillage, de 3,42%, pour clôturer à 4.428,51 la séance du mardi 22 septembre 2015. Toutes les valeurs de l'indice parisien terminent dans le rouge.  

Le secteur automobile dévisse à cause du scandale Volkswagen

 

La valeur du 22 septembre 2015 : Peugeot

PSA Peugeot Citroën et Renault ont assuré se conformer aux règles d’homologation de nouveaux véhicules sur l’ensemble de leurs marchés. Les deux constructeurs automobiles répondent ainsi aux interrogations que suscite le scandale Volkswagen. La société allemande, accusée d’avoir faussé les tests anti-pollution de ses voitures à moteur diesel aux Etats-Unis, a reconnu avoir installé un logiciel pour truquer les émissions sur 11 millions de véhicules à travers le monde.

« Renault est une entreprise légaliste. Nous respectons en tout point les réglementations et législations en vigueur sur nos marchés », a déclaré une porte-parole de la marque au losange. « PSA respecte les procédures d’homologation en vigueur dans tous les pays où il opère », a également indiqué un porte-parole du constructeur sochalien.

Aucun des deux groupes français n’est présent sur le marché américain. Le titre Peugeot plonge néanmoins de 8,76%, à 13,86 euros, et finit lanterne rouge du CAC 40. La valeur Renault, avant-dernière, chute de 7,12%, à 66,55 euros. Alors que son cours de Bourse dégringole de 7,57%, l’équipementier Plastic Omnium a tenu à préciser qu’il n’équipait en systèmes de dépollution aucun des véhicules de la société Volkswagen concernés par le rapport de l’agence américaine EPA (Environnemental Protection Agency) du 18 septembre.

Alstom : un contrat à 2,5 milliards de dollars aux Etats-Unis ?

L’équipementier ferroviaire devrait être officiellement retenu par la compagnie américaine Amtrak pour entrer en négociations exclusives sur le renouvellement de ses trains à grande vitesse dans l’Etat de New York, a fait savoir le sénateur américain Charles Schumer dans un communiqué. Le montant du contrat s’élèverait à près de 2,5 milliards de dollars, soit environ 2,23 milliards d’euros.

L’accord porterait sur la fourniture de 28 rames, d’une capacité de 425 passagers chacune, pour remplacer les trains sur le « corridor Nord-Est » du réseau américain, reliant Boston, New York et Washington D.C. Le cours de l’action Alstom cède 1,88%, à 27,66 euros.

Alten prévoit d’améliorer sa marge au second semestre

La société de services technologiques a fait part d’un chiffre d’affaires de 764,2 millions d’euros pour le compte du premier semestre 2015, en progression de 3,4% à données constantes. A l’exception de la Scandinavie, l’activité d’Alten s’améliore dans toutes les zones géographiques. Son résultat opérationnel est également en hausse, à 64,8 millions d’euros, et représente 8,5% des ventes contre 7,3% au premier semestre 2014.

Le bénéfice net part du groupe bondit, quant à lui, de 34,4%, à 45,3 millions d’euros. La société compte « accélérer son développement organique » et « améliorer significativement sa marge opérationnelle au second semestre », indique-t-elle savoir dans un communiqué. Le cours de Bourse grimpe de 0,52%, à 44,34 euros.

EDF demande à Mitsubishi d’investir dans Areva

L’électricien français a demandé à l’industriel japonais Mitsubishi Heavy Industries d’investir dans l’activité réacteurs nucléaires d’Areva, rapporte le journal nippon Nikkei, citant des sources proches du dossier. Des négociations devraient prochainement s’ouvrir, indique le quotidien financier.

Le PDG du groupe public, Jean-Bernard Lévy, n’a pas souhaité donner plus de détails. « EDF va ouvrir des négociations avec les partenaires qui seraient intéressés par une participation minoritaire au capital d’Areva NP. Je n’ai pas d’autre commentaire à faire », s’est-il contenté de répondre au journal Les Echos.

Areva doit céder à l’électricien entre 51% et 75% du capital de ses activités réacteurs (Areva NP), selon le protocole d’accord dévoilé fin juillet par les deux groupes. La valeur EDF dévisse de 4,28%, à 16,20 euros, tandis qu’Areva perd 2,03%, à 7 euros.

AB Science : arrêt de l’étude de phase 3 du masitinib

Le laboratoire pharmaceutique a décidé d’arrêter une étude de phase 3 menée sur le masitinib, son produit phare dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. AB Science souhaite rationaliser son portefeuille d’études et se focaliser sur des études cliniques qui présentent une chance de succès supérieure à 50%.

Dans un communiqué, la biotech explique avoir pris sa décision après qu’une analyse d’un test de futilité ait fait apparaître une probabilité de succès inférieure à 50%.

« La polyarthrite rhumatoïde est l’indication développée avec le masitinib pour laquelle le besoin médical est le plus faible, compte tenu de la multiplicité des nouvelles options thérapeutiques disponibles », a assuré Alain Moussy, le président de la société. Le titre abandonne 4,65%, à 12,71 euros.