Bourse : la Chine fait (à nouveau) douter le CAC 40


La Chine n'en finit pas de semer le doute sur les places boursières. La chute de plus de 20% des importations du pays en septembre refroidit les investisseurs et laisse craindre que la deuxième économie mondiale ne tiendra pas ses objectifs de croissance annuelle. Le CAC 40 clôture la séance du 13 octobre 2015 dans le rouge, en repli de 0,97%, à 4.643,38 points.  

Le CAC 40 a clôturé dans le rouge en raison des craintes sur la Chine

 

La valeur du 13 octobre 2015 : LVMH

Le leader mondial des produits de luxe a fait part d’un chiffre d’affaires de 25,29 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2015, en hausse de 18%, dont 6% en organique. Toutes ses activités ressortent en progression. « Avec une croissance organique de 7% des ventes au troisième trimestre, la tendance reste comparable à celle du premier semestre », se félicite LVMH dans un communiqué.

Les revenus du pôle « mode-maroquinerie », la principale division du groupe qui comprend la marque Louis Vuitton, sont toutefois moins importants qu’anticipés. Ils ne s’améliorent que de 3% au troisième trimestre, contre une croissance organique de 5% au premier semestre. Cette contre-performance est notamment due au ralentissement de l’économie chinoise et à la récession en Russie. Le cours de l’action chute de 3,15%, à 161,25 euros, et le titre termine avant-dernier du CAC 40.

Crédit Agricole : une amende de 700 millions d’euros aux Etats-Unis ?

Selon Les Echos, la Banque verte serait proche d’un accord avec les autorités américaines sur une amende de près de 800 millions de dollars, soit environ 700 millions d’euros. Cela permettrait de mettre fin aux enquêtes sur des soupçons de transactions financières réalisées au profit d’individus et de pays visés par des sanctions économiques outre-Atlantique.

Cette amende éviterait à Crédit Agricole de plaider coupable. Elle serait largement couverte par la provision de 1,6 milliard d’euros mise de côté par l’établissement bancaire pour l’ensemble de ses contentieux, selon plusieurs analystes. Le cours de Bourse abandonne 2,13%, à 11,01 euros.

Aéroports de Paris affiche ses ambitions pour 2020

L’opérateur des aéroports de Roissy et d’Orly a pour objectif d’accroître son excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 30 à 40% en 2020, par rapport à 2014, dans le cadre de son plan stratégique baptisé « Connect 2020 ». Cette prévision se base sur l’hypothèse d’une croissance du trafic de 2,5% en moyenne par an entre 2016 et 2020. En outre, la société prévoit d’investir 4,6 milliards d’euros, notamment pour moderniser ses terminaux, et précise que sa dette nette pourrait se creuser à 5,3 milliards d’euros, contre 2,8 milliards actuellement.

Aéroports de Paris (ADP) vise également un chiffre d’affaires de ses boutiques côté pistes à 23 euros par passager, contre 18,2 euros en 2014, et mise sur une hausse des loyers externes de ses activités immobilières comprise entre 10 et 15% entre 2014 et 2020.

Par ailleurs, ADP a fait part d’une croissance de 3,9% de son trafic pour les neuf premiers mois de l’année 2015, à 73,2 millions de passagers. Le titre cède 1,19%, à 108,20 euros.

Mercialys table sur une hausse de ses loyers facturés en 2015

La société foncière, spécialisée dans les centres commerciaux, a enregistré une croissance organique de ses loyers facturés de 3,3% à fin septembre 2015, à 121,39 millions d’euros. Avec les droits d’entrée, les revenus locatifs de l’entreprise s’élèvent à 123,77 millions d’euros au total, en progression de 8,1%.

Sur l’ensemble de l’exercice, Mercialys vise une hausse organique des loyers facturés hors indexation supérieure à 2%. Un objectif que le groupe estime « prudent » au vu de ses résultats à neuf mois. La valeur s’adjuge 0,10%, à 20,03 euros.

Figeac Aero : contrat à 230 millions d’euros avec Embraer

L’équipementier aéronautique a décroché un contrat, valorisé à 230 millions de dollars, auprès de l’avionneur brésilien Embraer, pour la production de pièces de grande dimension dans le cadre du programme E-Jets E2. Il contribuera ainsi à la conception des avions de ligne nouvelle génération du constructeur. « Les trois nouveaux modèles entreront en service progressivement, le premier sera l’E190-E2 prévu en 2018, suivi de l’E195-E2 en 2019 et de l’E175-E2 en 2020 », précise Figeac Aero dans un communiqué.

Le groupe installé dans le Lot a par ailleurs confirmé viser un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros pour son exercice 2017-2018, avec une marge d’Ebitda (excédent brut d’exploitation) représentant 23 à 25% des revenus. Le titre bondit de bondit de 6,39%, à 20,30 euros.