Bourse : le CAC 40 reprend des couleurs, tiré par le pétrole et Sanofi


 Le CAC 40 met fin à une série de cinq séances de baisse consécutives, en grande partie grâce au rebond des cours du pétrole. L'indice phare de la Bourse de Paris bondit de 3,16%, à 4.614,4 points. Le secteur automobile s'inscrit en hausse, alors que les immatriculations ont à nouveau progressé en Europe le mois dernier. Seul le titre Bouygues termine dans le rouge.

Le CAC 40 s'inscrit en forte progression et repasse au-dessus des 4.600 points

 

 La valeur du 15 décembre 2015 : Sanofi

Le laboratoire pharmaceutique a entamé des discussions avec Boehringer Ingelheim en vue d’un échange d’actifs. La société française cèderait Mérial, son pôle de santé animale valorisé à 11,4 milliards d’euros, contre l’activité Santé Grand Public de la compagnie allemande, estimée à 6,7 milliards d’euros. La transaction serait accompagnée du versement de 4,7 milliards d’euros bruts de la part de Boehringer Ingelheim au profit de Sanofi.

« Sanofi a l’intention d’affecter une partie des revenus nets de l’opération au rachat d’actions », indique le groupe français dans un communiqué. Le laboratoire prévoit que l’opération aura un effet neutre sur le bénéfice net par action en 2017, avant de produire un effet relutif. Le titre bondit de 5,34%, à 78,72 euros, et s’adjuge la deuxième place du CAC 40.

Faurecia a signé un accord pour céder son activité pare-chocs à Plastic Omnium

L’équipementier automobile a signé un protocole d’accord avec Plastic Omnium afin de lui céder son activité pare-chocs pour une valeur d’entreprise de 665 millions d’euros. « Ce projet de cession, combiné avec le remboursement anticipé par Faurecia de son obligation convertible, se traduiront par la disparition quasi totale de la dette nette du groupe », précise la société dans un communiqué. Le cours de l’action décolle de 6,94%, à 35,30 euros.

L’activité pare-chocs de l’entreprise représentait deux milliards d’euros de ventes en 2014, pour un effectif de 7.700 salariés répartis dans 22 sites industriels. Si cette vente se concrétisait, l’équipementier Plastic Omnium pourrait de son côté augmenter de plus d’un tiers son chiffre d’affaires. La valeur s’envole 8,91%, à 27,50 euros, pour terminer en tête de l’indice SBF 120.

ArcelorMittal bénéficie d’une décision de la Commission européenne

Le sidérurgiste profite d’une décision des autorités européennes qui impose l’enregistrement des importations de certaines catégories d’acier en provenance de Chine et de Russie. Cette mesure a été ordonnée lundi par la Commission dans le cadre d’une enquête en cours portant sur d’éventuelles pratiques de dumping de ces deux pays. Dans un contexte de chute des cours des métaux, elle est perçue comme protectionniste et favorable au secteur. La valeur ArcelorMittal grimpe de 5,61%, à 3,56 euros, et caracole en tête du CAC 40.

Renault continuera de travailler comme avant avec Nissan

Carlos Ghosn, le PDG de la marque au losange et de Nissan, a assuré que le constructeur automobile japonais allait continuer de travailler comme par le passé avec le groupe tricolore. Cette déclaration, effectuée devant des journalistes au siège de Nissan au Japon, intervient alors qu’un accord a été conclu vendredi dernier afin de stabiliser l’alliance entre les deux sociétés.

Renault a par ailleurs vu ses ventes de voitures croître de 14,7% en novembre, à 106.166 unités, selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea). Le titre 2,90%, à 87,98 euros.

Schneider Electric cesse les discussions au sujet d’un rapprochement avec Aveva

L’industriel français a annoncé avoir mis fin à ses discussions avec la société britannique Aveva au sujet d’un regroupement de certaines de leurs activités de logiciels. Le groupe tricolore avait indiqué en juillet qu’il investirait 550 millions de livres (environ 760 millions d’euros) dans des actions nouvelles d’Aveva pour acquérir 53,5% du capital de l’entreprise. Le cours de Bourse de Schneider s’adjuge 1,11%, à 53 euros.