Bourse : le taux de distribution des dividendes va augmenter de 15% cette année


Les entreprises européennes vont augmenter la distribution de leurs dividendes de 15% en 2011 et de 12% en 2012 selon ING IM.

Le contexte macroéconomique est favorable aux actions à haut rendement selon l’institution financière ING Investment Management*, qui s’attend à une croissance à deux chiffres pour le taux de distribution des dividendes (part du bénéfice net reversé aux actionnaires) sur les deux prochaines années (+15% en 2011 et +12% en 2012). « En 2011, le cycle baissier est terminé, beaucoup d’entreprises ont assaini leurs bilans et ont augmenté leurs marges bénéficiaires. Or on sait que la croissance des dividendes suit avec retard les effets de la croissance des bénéfices, sous-jacents au portefeuille » explique Nicolas Simar, directeur de la stratégie actions à haut rendement chez ING.
Par ailleurs, le ratio de distribution, actuellement de 40 %, détiendrait un potentiel de croissance jusqu’à 50 %, toujours selon ING Investment Management.

Le rendement des dividendes devrait être particulièrement intéressant dans les secteurs défensifs, comme les télécoms et les utilities, ou encore pour les valeurs liées à la consommation intérieure comme les concessions autoroutières. Selon ING IM, ces sociétés qui affichent des bilans viables, n’ont pas encore vu leur distribution de dividendes augmenter proportionnellement à la hausse des bénéfices qu’elles ont enregistrée des derniers trimestres. « Le marché n’a pas pris conscience de leur potentiel de croissance. Il existe une importante marge de main d’œuvre pour ces secteurs, qui vont continuer à se surperformer les prochaines années », prévoit Nicolas Simar.

A contrario, les valeurs cycliques comme l’automobile, le luxe ou encore les biens d’équipement, ont, selon ING IM, atteint leur maximum et sont déjà pleinement valorisés « Les marges des bénéfices ont déjà atteint des niveaux très élevés en Europe, au-delà même de leur plus haut seuil historique de 2007, avant la crise. Il ne faut pas s’attendre à plus. Il n’y a plus de potentiel de surperformance» juge Nicolas Simar.

Les actions dividendes pour profiter d’une distribution régulière de ses revenus

« Avec la conjoncture actuelle et la crise des dettes souveraines, la rémunération des obligations souveraines diminue sensiblement. Les investisseurs ont de plus en plus conscience que les pressions inflationnistes ont des influences marquées sur les marchés émergents ». Selon Nicolas Simar, les actions à haut rendement sont donc devenus des placements moins risqués que les obligations d’Etat et surtout permettant aux investisseurs de profiter d’une distribution régulière de leurs revenus. « C’est un indicateur plus stable qui permet une meilleure visibilité et une faible volatilité», conclut Nicolas Simar.

*ING IM gère environ 2,9 milliards d’euros d’encours pour une clientèle française majoritairement institutionnelle (caisses de retraite, banques, compagnies d’assurances…)