CFD : un produit dérivé réservé à des investisseurs expérimentés ?


IG Markets, l'expert du courtage en ligne de CFD, revendique près de 15 000 clients en France. Depuis son arrivée sur le marché français en 2007, le courtier a observé le profil de ses clients mais également leur comportement.

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Mais qu’est-ce qu’un CFD (Contract For Difference) ? Ce produit dérivé permet de bénéficier de la variation du cours d’un actif financier (actions, indices, forex) sans jamais en être le propriétaire. C’est un accord de gré à gré avec un intermédiaire financier. Ce produit risqué est très utilisé par les spéculateurs afin de bénéficier d’un effet de levier important. Il y a un fort risque de perte en capital.

Concrètement, les clients d’IG Markets traitent essentiellement des CFD sur les indices, près de 55% des ordres effectués dans le mois, vient ensuite le forex (le marché des changes) pour environ 35% et 10% pour les « commodities » (les matières premières) et les actions. Le forex prend une place de plus en plus importante dans les « trades », il ne représentait que 20% en août 2008.

Les investisseurs privilégient l’indice Dax

Au sein des indices, les investisseurs ont opéré un certain « fly to quality » (mouvement des opérateurs vers des actifs moins risqués) depuis juillet 2011 préférant spéculer massivement sur le marché allemand, l’indice Dax. En janvier 2012, le volume échange sur le Dax était d’environ 3 milliards d’euros contre 1,5 milliards pour l’indice CAC 40 chez le broker. « Le marché allemand est plus liquide, plus lisible et appréhendable pour les investisseurs notamment du fait d’une présence moins importante des valeurs financières dans l’indice », explique Arnaud Poutier, directeur général adjoint chez IG Markets.

Les clients du courtier en CFD sont de plus en plus jeunes, fortement majorité entre 30-40 ans, mais également plus actifs. « Ils passent plus de 25 ordres dans le mois contre moins d’un ordre par mois en moyenne pour les membres de l’Acsel (l’association de l’économie numérique) » apprécie Arnaud Poutier. Ces derniers sont également plus urbains et déclarent à 97% lire au moins un quotidien et consulter au moins un site d’information chaque jour.

Cette activité reste toutefois très spéculative. Seulement un tiers des clients arrive à dégager des plus-values contre deux tiers de perdants, et ceci malgré 60% des positions débouclées positives. lG Markets a réalisé une étude des profils « gagnants ». Ces derniers déclarent avoir une bonne connaissance et pratiques des marchés, ils disposent de revenus et d’épargne suffisants et exercent une profession au profil analytique (auditeur, analyste financier, ingénieur, médecin, contrôleur de gestion).

En conclusion, cette activité de trading est donc réservée à des investisseurs expérimentés avec des avoirs financiers conséquents.