CGP : quel est son rôle ? Quels sont des domaines de compétences ?


La gestion d’un patrimoine peut vite devenir complexe, notamment en raison de l’évolution incessante de la fiscalité (déclaration d’impôts, niches fiscales), de la situation familiale ou encore la volatilité des marchés financiers (crises boursières). Le conseiller en gestion de patrimoine peut aider un investisseur à y voir plus clair.

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Quelle est la fonction d’un CGP ?

Les conseillers en gestion de patrimoine (CGP) peuvent être assimilés à des conseillers financiers mais « haut de gamme ». Ils délivrent des conseils fiscaux à leurs clients mais aussi des stratégies d’investissement en les aidant à choisir les produits les mieux adaptés à leur situation financière. Leur objectif est donc d’optimiser la gestion du patrimoine global de leurs clients. Leur domaine de compétence est très large, il va des opérations bancaires classiques (ouverture de compte, PEA, comptes-titres), à l’assurance (contrat d’assurance-vie, retraite, prévoyance), aux placements financiers (actions, obligations, OPCVM), en passant par l’immobilier (SCPI, crédits), mais également par les produits de défiscalisation (FCPI, FIP) et pour finir par de la gestion patrimoniale, civile et fiscale (succession, donation, fiscalité)… Après un bilan complet de la situation familiale et patrimoniale, le CGP propose une feuille de route au client en fonction de ses besoins et assure un suivi du patrimoine sous gestion. Ce suivi passe par des rencontres régulièrement (idéalement trimestrielles ou semestrielles) pour actualiser la situation du client et ses besoins.

Accessible à tous ?

A l’inverse d’un Family Office où le ticket d’entrée est fixé à hauteur de 15 millions d’euros, il n’y a pas de montant minimal pour faire surveiller son patrimoine par un conseiller. Toutefois, un petit patrimoine ne pourra bénéficier pleinement des compétences d’un CGP.

« Il ne faut pas confondre, nous ne sommes des gérants de grosse fortune. Les gens se trompent souvent sur ce point. Et inversement, il n’y a pas de petits clients pour les CGP » affirme Isabelle Cacheux, conseillère en gestion de patrimoine au cabinet 3 A Patrimoine.

« Un particulier qui a tout misé sur son outil professionnel et disposant actuellement de très peu d’épargne est un client potentiel. Notre valeur ajoutée grâce à une approche globale s’exprime le mieux sur des patrimoines en phase de construction ou déjà acquis. Cependant, notre valeur ajoutée par rapport à un banquier classique ou un assureur se réduit considérablement sur un salarié disposant uniquement de son épargne accumulée tout au long de sa carrière sans contrainte fiscale ou d’héritage », nuance Isabelle Cacheux.

 

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