Comment bien choisir son CGP ?


Dans un rapport sur la profession rendu à Bercy en 2010, le député Louis Giscard d'Estaing avait dénombré en France pas moins de 2500 conseillers en gestion de patrimoine (CGP). Pour augmenter leur visibilité, certains conseillers décident de se regrouper au sein même de cabinets indépendants ou bien de s'affilier à des groupements nationaux de CGP tels que Xenyt ou Infinitis. La franchise, comme dans le commerce, existe également. Ces derniers apportent un certain gage de garanties aux clients puisque les conseillers sont généralement soumis à un code déontologique, des méthodes de travail. Ils sont également contrôler chaque année pour vérifier qu'ils respectent bien les normes et législations liées à leur profession. Malgré l'appartenance à un groupement, le choix du conseiller est une chose délicate. Voici quelques conseils :

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Pour sélectionner son gestionnaire de patrimoine, plusieurs critères sont à analyser. Tout d’abord, il est important de vérifier la qualification du conseiller (diplômes, certification), l’expérience (CV, parcours professionnel), les partenariats commerciaux et la structure administrative de la société. Une petite société de gestion de patrimoine aura plus de mal à suivre une grosse fortune qu’un gros cabinet disposant d’analystes, fiscalistes et plusieurs secrétaires. Les partenariats ne sont également pas négligeables. Il est préférable de privilégier les structures patrimoniales disposant de partenariats avec les grandes institutions bancaires telles que la banque Rothschild ou Skandia. Ces dernières mettent en général une large gamme d’outils de gestion à la disposition du CGP. Pour finir, un examen minutieux des différents frais de gestion (droit d’entrée, frais sur encours, transparence de la tarification…) et des commissions est nécessaire.

Petite précision : « Le bouche à oreille est très important dans notre métier. Nos clients sont notre meilleure publicité » indique Isabelle Cacheux, gestionnaire de patrimoine chez 3 A Patrimoine. Elle précise toutefois qu’il est important que le conseiller est pignon sur rue et qu’il travaille régulièrement avec des experts reconnus tels que des avocats ou des experts comptables. Selon elle, l’ancienneté du conseiller est vitale, « si le CGP est installé depuis 10, 15 ou 20 ans, cela signifie que des clients le suivent et lui font confiance depuis plusieurs années. »

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