Comprendre les Trackers

Partagez

Un tracker, ou fonds indiciel coté, est un Organisme de placement collectif en valeurs mobilières.  Découvrez ses subtilités...

 

Cet OPCVM réplique à l'identique un indice boursier : par exemple le CAC 40. Le tracker sera alors composé des 40 valeurs qui composent l'indice phare de la Bourse de Paris. L'investisseur n'a alors pas besoin d'acheter toutes les actions du CAC 40, avec les frais de courtage qui s'en suivent. En France, les trackers sont négociables depuis 2001. La plupart sont éligibles au PEA (plan d'épargne en actions) et certains au SRD (service de règlement différé).

Le prix d'un tracker. Le prix d'un fonds indiciel dépend de la valeur de l'indice auquel il se réfère, appelé le sous-jacent. Le prix d'un tracker reflète une fraction ce sous-jacent : 1/10e , 1/100e... Si l'indice vaut 1.000 points et le tracker représente 1/10e de sa valeur, le prix d'une part de tracker sera de 100 €. Ce rapport peut varier en raison des dividendes accumulés et des frais de gestion.

Un effet de levier. Le principal intérêt de certains trackers réside dans leur effet de levier : de par le calcul des gains, si le sous-jacent gagne 1%, mon tracker peut progresser de 2 à 3%. Le principe est le même que pour les certificats.

- Le bull : c'est le plus simple de ces placements : le taux de croissance et le gain sont identiques entre le tracker et le sous-jacent. Exemple : le CAC 40 vaut 5.000 points, il augmente de 10%, mon tracker gagne 10%.

- Le bear : il permet de spéculer à la baisse ! Plus votre sous-jacent s'effondre, plus vous gagnez de l'argent. Il bénéfice d'un effet de levier, car le prix se calcule par la différence entre la valeur de référence et la valeur réelle.

Exemple pour le CAC 40, avec un niveau de référence de 5.000 points et une parité de 10/1. Le CAC vaut 4.000 points au moment de l'achat : le prix du tracker s'établit à 5.000-4.000 = 1.000, divisé par 10 : 100 €.

A l'échéance, le CAC vaut 3.000 points, et votre tracker : 6.000-3.000 : 3.000, divisé par 10 : 300 €. Ainsi, pour une baisse de 25% du sous-jacent, la valeur de votre certificat triple.

A l'inverse, les pertes s'accélèrent aussi lorsque le sous-jacent progresse.

Pourquoi spéculer à la baisse ? Certains utilisent le bear pour se couvrir : j'achète des actions et leurs trackers. L'action monte, je gagne mais je perds dans les sous-jacents : la rentabilité est moindre. Si l'action baisse, je gagne avec les trackers : je limite la casse. C'est en quelque sorte une assurance.

La différence avec les certificats. Sur le papier, un fond indiciel semble similaire avec un certificat.

Pourtant, il existe de grosses différences.

- Un certificat possède une date d'échéance, ce qui n'est pas le cas d'un tracker : au-delà de cette date, le certificat devient caduc et vous en perdez la valeur
- Vous ne pouvez percevoir de dividende avec un certificat
- Les certificats sont émis en nombre limités

La fiscalité. Il s'agit de celle des OPCVM. Vous avez le choix entre deux types d'imposition qui portent sur les plus-values. Soit, le prélèvement libératoire de 31,3% (19% + 12,3% de cotisations sociales), soit l'intégration des gains aux revenus imposables (+12,1% de cotisations sociales). Si vos trackers sont placés dans un PEA, l'imposition est dégressive. Conservées plus de 5 ans, les plus-values ne sont taxées que des cotisations sociales (12,3%).

Où trouver les trackers ?

Les trackers sont distribués par vos intermédiaires financiers.

 


 

Réseaux Sociaux