Crowdfunding : lancement de Finsquare, plateforme de prêt aux PME locales


La plateforme de financement participatif Finsquare est ouverte au grand public depuis le 1er décembre 2014. Elle propose aux Français de prêter à des entreprises locales sur des durées courtes et pour un ticket d'entrée limité à 10 euros. Particularité, c'est le prêteur qui fixe son taux d'intérêt.

La plateforme de prêts aux PME Finsquare

Un nouvel acteur pour le crowdfunding en France. La plateforme de financement participatif Finsquare a ouvert ses vannes du crédit aux petites entreprises le lundi 1er décembre 2014. Depuis cette date, les particuliers ont la possibilité de financer des entreprises de petite ou moyenne taille (PME) en échange d’une rémunération comprise entre 0 et 10%.

Financement d’entreprises locales

« On a souhaité redonner du pouvoir aux particuliers », a expliqué le cofondateur de Finsquare Polexandre Joly à l’occasion d’une conférence de presse organisée pour son lancement. Un objectif qui passe par le financement d’entreprises locales selon le président de la plateforme : « Aujourd’hui, la réalité est qu’on ne sait plus où va l’argent. Finsquare rend par exemple possible le fait de prêter en direct à son commerçant. » Un sentiment confirmé par un sondage réalisé par OpinionWay pour Finsquare, selon lequel 56% des Français aimeraient « aider l’économie locale en soutenant financièrement les entreprises près de chez [eux] ».

Par ailleurs, « 77% des dirigeants d’entreprise considèrent qu’il y a un accès de plus en plus difficile au crédit », a poursuivi Polexandre Joly. Les petites entreprises en mal de financement pourraient donc voir d’un bon œil l’arrivée d’une nouvelle plateforme, après le lancement récent de Lendopolis et l’arrivée programmée de Lendix et d’une offre de prêt aux PME sur la plateforme d’investissement en capital SmartAngels début 2015.

Le prêteur fixe le taux d’intérêt

Si Finsquare se démarque pas une forte dimension locale, elle ne compte pas pour autant déroger aux règles classiques de sélection des entreprises financées. Les emprunteurs feront notamment en effet l’objet d’un « scoring », c’est-à-dire d’une évaluation technique sur des critères objectifs (bilans, documents comptables…). Un minimum de 80.000 euros de chiffre d’affaires et de deux années d’existence est ainsi exigé. « Quand on a validé la solvabilité du dossier, on réalise une notation et on le dépose sur la plateforme », explique Polexandre Joly. Toutefois, l’examen approfondi des projets présentés ne garantit en aucune façon le capital investi par les internautes, qui peuvent avoir intérêt à diversifier leur placement et miser sur plusieurs entreprises.

Du côté des prêteurs, la plateforme est ouverte à tous et pour un ticket d’entrée minimum limité à 10 euros. Concernant leur rémunération, Finsquare innove en fonctionnant avec un système d’enchères inversées : « On laisse la place à l’envie de chacun en laissant au particulier la possibilité de prêter au taux qu’il a envie, au maximum de 10% selon l’affect », souligne Polexandre Joly. Ainsi, au terme de la phase de collecte, les offres les plus intéressantes pour l’entrepreneur, c’est-à-dire celles affichant les taux d’intérêt les moins élevés, seront retenues.