Crowdfunding : les prêts sur Unilend éligibles à l’avantage fiscal

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Les pertes subies sur les plateformes de prêt aux entreprises financées depuis le 1er janvier 2016 sont déductibles des intérêts. Ecartée à l'origine de ce mécanisme de compensation, la plateforme de crowdlending Unilend y est bel et bien éligible.

Les prêts sur Unilend sont éligibles à l’avantage fiscal

 

Bonne nouvelle pour les particuliers qui prêtent aux entreprises sur Unilend. Le pionnier du crowdlending en France permet en effet à ses membres de bénéficier du même traitement fiscal que ses principaux concurrents. Depuis le 1er janvier 2016, les opérations financées sur les plateformes de prêt disposant du statut d'intermédiaire en financement participatif (IFP) sont éligibles à la déductibilité des pertes en capital sur les intérêts générés sur d'autres projets la même année ou sur les 5 exercices suivants. En d'autres termes, l'éventuelle perte liée à un défaut de remboursement d'une entreprise emprunteuse peut être imputée sur les gains obtenus sur d'autres opérations.

Ce mécanisme, introduit dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2015, exclut les plateformes fonctionnant avec des bons de caisse. D'où un désavantage pour Unilend et ses membres et la nécessité pour son président Nicolas Lesur d'obtenir le statut d'IFP. C'est chose faite depuis le mois de décembre 2015 : les prêteurs sur Unilend ne seront pas lésés en cas de défaut de l'entreprise emprunteuse.

Déductibilité sur 1.000 euros... pour l'instant

Ce dispositif s'appliquant aux prêts d'un maximum de 1.000 euros, la plateforme a créé deux contrats bien distincts. Si l'internaute décide de prêter 2.000 euros à une entreprise, « 1.000 euros feront l'objet d'un contrat de prêt, 1.000 euros d'un bon de caisse », explique Nicolas Lesur.

Et si la déductibilité des pertes portera exclusivement sur le contrat de prêt dans un premier temps, le fondateur d'Unilend estime que « les bons de caisse rentreront prochainement dans les mêmes dispositions ». A ce titre, une ordonnance publiée au plus tard en mai 2016 doit encadrer strictement l'utilisation des bons de caisse et permettre à terme de les rendre éligibles à la déductibilité des pertes.

 

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