Crowdfunding : Letitseed s’allie avec l’ordre des experts-comptables


La plateforme de financement participatif en capital Letitseed a conclu un partenariat avec le Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables. Objectifs : accroître le nombre d'entreprises étudiées, s'assurer de la qualité des business plan et donner des gages de sérieux aux investisseurs particuliers.  

Letitseed s’allie avec l’ordre des experts-comptables

La Caisse d’Epargne pour Happy Capital, l’ordre des experts-comptables pour Letitseed… Le financement participatif en capital s’octroie des gages de crédibilité. Le partenariat conclu par la plateforme de crowdfunding Letitseed avec les professionnels du chiffre comporte deux volets.

« Marque de confiance »

D’un côté, les experts-comptables vont pouvoir proposer aux entrepreneurs une nouvelle source de financement. Sachant que le statut de prestataire de services d’investissement (PSI) obtenu par EOS Venture, la société qui opère Letitseed, lui permet d’organiser des levées de fonds auprès du grand public sans plafond, contre une limite de 1 million d’euros pour les plateformes disposant du statut de conseil en investissement participatif (CIP). En trois semaines de collaboration, la plateforme indique a déjà reçu plusieurs dossiers, actuellement en cours d’analyse. De l’autre, les investisseurs vont pouvoir bénéficier d’une « marque de confiance » supplémentaire selon Stéphane Lubiarz, président-fondateur de Letitseed.

« Le partenariat permet de nous assurer qu’un certain nombre de points de contrôle ont été vus. En plus de nos 33 critères d’analyse, l’expert-comptable de la société candidate doit valider son business plan, s’assurer de sa cohérence par rapport à l’existant et aux normes comptables », précise Stéphane Lubiarz. Connecté au portail du Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables (CSOEC), Letitseed reçoit une attestation sur les informations financières prévisionnelles une fois le dossier complet. Sans ce sésame, la plateforme « refuse de présenter le projet sur le site » selon le dirigeant.

« Niveau d’exigence »

Pour Stéphane Lubiarz, ce type de partenariat est de nature à rassurer les investisseurs. « Le financement participatif est un métier nouveau, c’est une pratique que les particuliers découvrent, observe-t-il. Comme il s’agit d’investir dans des PME non cotées, il était important de s’assurer d’un niveau d’exigence, de donner un capital-confiance et de montrer que nous sommes impliqués avec l’ensemble de l’écosystème de la PME. »

La plateforme, spécialisée dans le financement de PME matures (3 bilans et un produit déjà sur le marché sont exigés) a bouclé une première levée de fonds de 950.000 euros depuis son lancement effectif en mai 2015. Une seconde est proche de la finalisation.