Delubac AM ne croit vraiment pas aux stratégies de retour à la moyenne


Delubac AM, société de gestion et filiale de la banque Delubac et Cie, tacle les stratégies de retour à la moyenne, considérant que « les investisseurs surinterprètent le parcours boursier passé au lieu de sélectionner les seules valeurs en mesure de se projeter vers l'avenir, indépendamment de leur track record ».

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En théorie, chaque cycle est marqué par un mouvement mécanique de retour à la moyenne. Cela signifie par exemple que les valeurs défensives comme les groupes pharmaceutiques ou alimentaires sont privilégiées par les gérants en période de récession alors que les actions cycliques (sociétés liées à la croissance comme ArcelorMittal ou Lafarge) leurs sont préférées en phase de croissance économique. Après une année 2011 très difficile pour les valeurs financières et cycliques, 2012 devrait théoriquement leur être favorable.

Les performances des valeurs composant l’indice CAC 40 depuis le début de l’année semble valider cette théorie : ArcelorMittal grimpe de près de 15% et Vallourec de plus de 11%.

Pourtant, Delubac AM estime que ce raisonnement n’a « en réalité plus aucun sens ». Explications : d’après la société de gestion, cette théorie impute aux valeurs cotées une propension à tendre vers leur moyenne, comme si ce mouvement était inévitable. « Or prévoir qu’une valeur massacrée en 2011 doit nécessairement rebondir selon un effet de ressort purement mécanique est du même ordre que d’imaginer qu’un cancre devienne subitement le 1er de la classe l’année suivante », ironise Delubac AM.

A contrario, la société de gestion relève que, d’après la théorie les valeurs défensives n’auraient aucune chance d’être contributrices à la performance en ce début d’année. S’appuyant sur les performances du début d’année 2012, Delubac AM souligne que ces mêmes valeurs de « croissance protégée » progressent et dans le même rythme que les grands indices. « Surtout, elles le font après une année 2011 déjà favorable, sans recours à un quelconque mouvement de balancier », rappelle la société de gestion d’actifs.

« Les investisseurs sous-estiment la capacité du marché à accorder une prime aux valeurs qui restent en mesure de se projeter dans l’avenir et qui offrent dès lors une réelle visibilité, indépendamment de leur track record », conclut Delubac AM.