Emprunts d’Etat : que fait Natixis après l’opération de refinancement de la BCE ?


Natixis est revenu longuement sur l'opération de refinancement illimité à trois ans accordée par la Banque Centrale Européenne (BCE) à la fin du mois de février 2012, ayant permis à 800 banques européennes d'emprunter 530 milliards d'euros. Cette opération n'est pas sans conséquence sur son allocation d'actif. Elle est notamment repassée à « neutre » sur certaines dettes souveraines...

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Dans son analyse hebdomadaire, la filiale d’investissement de la Banque Populaire Caisse Epargne (BPCE), juge que « l’excès de liquidité restera favorable à la prise de risque sur les pays semi-core, notamment les échéances courtes ». Ainsi, Natixis a relevé à « neutre » l’exposition à l’emprunt d’Etat espagnol à 10 ans et a opté pour une surpondération des obligations italiennes sur les maturités à 2 et 5 ans.

Néanmoins, la banque d’investissement reste fortement sous-pondérée sur les pays les plus fragiles. « Il est fort peu probable que l’effort des créanciers suffise à rendre la Grèce solvable, de sorte qu’un troisième plan dès 2015 est déjà évoqué par les autorités européennes. L’accord induit également une subordination des nouveaux titres grecs, qui rendra très difficile le retour du souverain sur e marché primaire », anticipe-t-elle. Pour l’Irlande, elle considère le cas « problématique » tant que le marché reste soutenu par les banques locales.

Par ailleurs, ses expositions en dettes AAA restent inchangées. « Notre position vendeuse de dette néerlandaise longue est renforcée par l’émission d’un nouvel emprunt 2033 pour 4 milliards d’euros alors que les déficits publics devraient rester élevés en 2012-2013 », précise Natixis.