Epargne et Vous : l’imposition des plus-values de placements boursiers


VIDEO - Dans ce nouveau numéro de votre émission Epargne et Vous, Mireille Weinberg revient sur le régime fiscal particulier des plus-values de placements boursiers. Une fiscalité fonction du temps de détention des actions, mais également du profil des épargnants. Notre experte fait le point.

Mireille Weinberg, spécialiste des finances personnelles

 

Comment êtes-vous imposé sur les plus-values de cession de vos actions ? « Depuis quelques temps, cette fiscalité a beaucoup évolué, notamment avec la loi de finances 2014 », prévient Mireille Weinberg, journaliste spécialiste des finances personnelles. Dans ce 30ème épisode de votre émission Epargne et Vous, notre experte revient sur les abattements dont vous pouvez bénéficier lors de l’imposition de vos gains en Bourse. Un tour d’horizon bien utile, pour savoir comment gérer au mieux ses fonds.

Une fiscalité dégressive

Première chose à savoir : la fiscalité de vos plus-values est dégressive. Si vous vendez vos actions ou fonds que vous détenez depuis moins de 2 ans, vous ne bénéficierez d’aucun abattement. « Vous serez soumis à l’impôt sur le revenu sur l’intégralité de vos plus-values sur la base de votre tranche d’imposition », met en garde Mireille Weinberg.

Après deux ans de détention, « la vente de vos actions peut vous rapporter gros », comme en témoigne Mireille Weinberg : « Pour les plus-values sur actions que vous avez détenues entre 2 et 8 ans, vous aurez un abattement de 50%. » Ce sont donc les 50% restants qui seront ainsi imposés. La fiscalité commence dans ce cas de figure à devenir très favorable. Mais qu’en est-il après 8 ans de détention ? « Cela devient royal », pour reprendre les dires de Mireille Weinberg. « Si vous vendez des titres qui ont plus de 8 ans, vous avez un abattement de 65%, donc il n’y a plus que 35% de votre plus-value qui est taxée à l’impôt sur le revenu. »

 

Pas d’abattements pour les obligations

Attention, cette fiscalité ne concerne que les actions, les parts de société et également les fonds SICAV (Sociétés d’investissement à capital variable) ET FCP (fonds commun de placement), seulement quand ces derniers détiennent au moins 75% d’actions. Tout le reste est soumis à l’impôt sur le revenu sans abattements. Afin de ne pas s’y perdre, Mireille Weinberg nous fournit des exemple : « Si dans votre compte titre, vous avez des actions, vous pouvez bénéficier d’abattements. Mais si vous avez des obligations, vous serez soumis intégralement à l’impôt sur le revenu. »

 

Inversement, pour les actions et les fonds détenus à l’intérieur d’un contrat d’assurance vie ou d’un PEA (plan d’épargne actions), « c’est le régime fiscal plus avantageux de ces enveloppes qui s’applique », conclut Mireille Weinberg.

Dans le prochain épisode d’Epargne et Vous, Mireille Weinberg vous expliquera à qui est destiné le plan d’épargne en actions.­

Retrouvez sur ce lien tous les précédents numéros de votre émission Epargne et Vous.