Epargne et Vous : la fiscalité des livrets d’épargne


Dans ce nouveau numéro de votre émission Epargne et Vous, Mireille Weinberg revient sur la fiscalité des livrets d'épargne. Une fiscalité variable en fonction des produits mais également selon les profils des épargnants. Notre experte fait le point.  

Emission "Epargne & Vous" présentée par Mireille Weinberg

 

 

 

Comment êtes-vous imposé sur les gains de vos livrets d’épargne ? Pas évident de s’y retrouver selon notre experte Mireille Weinberg. « En fonction du type de livrets d’épargne que vous détenez, la fiscalité n’est pas du tout la même », prévient-elle. Dans ce 29ème épisode de votre émission Epargne et Vous, notre journaliste spécialiste des finances personnelles revient sur les différents régimes fiscaux des livrets d’épargne. Un tour d’horizon bien utile alors que les déclarations de revenus arrivent en ce moment même dans vos boîtes aux lettres.

Livrets totalement défiscalisés

Première catégorie de livrets : les Livret A, Livret jeune, Livret de développement durable (LDD, ex-Codevi), Livret bleu ou Livret d’épargne populaire (LEP) sont totalement défiscalisés. « Ces livrets réglementés ne supportent absolument aucune imposition : ni impôt sur le revenu, ni surtout prélèvements sociaux de 15,5%, ce qui est très rare dans le panorama des placements, », met en avant Mireille Weinberg.

Ces produits bénéficient ainsi d’une fiscalité très favorable. Un régime d’exception, qui, par définition, ne s’applique pas à tous les livrets d’épargne.

Fiscalité variable des livrets bancaires

Les livrets libres « ont une fiscalité bien différente », souligne en effet Mireille Weinberg. Les titulaires de livrets d’épargne Orange et de super livrets à taux boosté notamment voient leurs gains imposés au barème de l’impôt sur le revenu. « Il y a deux ans, vous aviez le choix entre payer de l’impôt sur le revenu ou un taux forfaitaire de 24% », rappelle notre experte. Mais depuis le 1er janvier 2013 et la suppression du prélèvement forfaitaire libératoire, la fiscalité sur ces livrets est considérablement alourdie.

Si vous avez été prélevé sur vos gains à hauteur de 24% par votre établissement financier, « c’est une avance », avertit Mireille Weinberg. Vous pouvez toutefois échapper à cet acompte désormais non libératoire de l’impôt sur le revenu selon la journaliste : « Pensez à demander à votre établissement de ne pas prélever systématiquement ces 24%. »

Avantage aux petits épargnants

Enfin, « si tous les intérêts que vous avez encaissés une année sont inférieurs à 2.000 euros au titre de différents produits à revenus fixes (livrets libres, obligations, comptes à terme), vous avez le choix entre payer de l’impôt sur le revenu sur vos gains ou alors rester au taux forfaitaire de l’époque de 24% », note Mireille Weinberg. Optez donc pour le prélèvement libératoire si vous vous situez dans les tranches élevées du barème de l’impôt sur le revenu, soit 30,41 et 45%. « Ce sera beaucoup plus avantageux », conclut Mireille Weinberg.

Dans le prochain épisode d’Epargne et Vous, Mireille Weinberg vous expliquera comment vos gains de placements financiers sont imposés.

Retrouvez sur ce lien tous les précédents numéros de votre émission Epargne et Vous.