Epargne et Vous : La fiscalité des plus-values immobilières


VIDEO - Dans ce nouveau numéro de votre émission Epargne & Vous, Philippe Crevel, économiste et secrétaire général du Cercle de l'Epargne aborde la fiscalité qui régit les plus-values immobilières.

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Qu’est-ce qu’une plus-value immobilière ? Lorsqu’un bien immobilier est vendu à un prix supérieur à celui payé pour l’acquérir, une plus-value est réalisé sur ce bien. Son montant est imposable au titre de l’impôt sur le revenu. « Par exemple, si vous achetez un logement 100 euros et que vous le revendez 300 euros, vous réalisez une plus-value immobilière de 200 euros, sur lesquels vous allez être imposé », explique Philippe Crevel.

 

Quels contribuables sont concernés ?

« Tous les contribuables qui vendent leurs biens immobiliers ne sont pas imposables sur les plus-values immobilières qu’ils réalisent », précise l’expert en économie. Les propriétaires qui vendent leur résidence principale sont par exemple totalement exonérés. Même clémence fiscale pour les locataires qui possèdent une résidence secondaire et la vendent afin de pouvoir acheter leur propre résidence principale.

Au contraire, les propriétaires d’une résidence principale qui vendent leur résidence secondaire, ou les contribuables qui décident de vendre un bien immobilier mis en location doivent payer des impôts sur la plus-value immobilière dégagée.

Le régime fiscal

Une plus-value immobilière est taxée au titre des prélèvements sociaux (15,5%) et au titre de l’impôt sur le revenu (19%). Des abattements s’appliquent selon la durée de détention du bien. « Plus on est propriétaire depuis longtemps, moins on paie d’impôts et de prélèvements sociaux », indique le secrétaire général du Cercle de l’Epargne.

Pour en savoir plus : notre article complet sur la fiscalité des plus-values immobilières

Quelques conseils

Il existe plusieurs solutions afin de diminuer le montant de la plus-value imposable. Il est par exemple possible d’augmenter le prix d’achat du bien en y intégrant les frais de notaire et d’acquisition, jusqu’à 7,5% du prix. De même, si vous avez réalisé des travaux dans le logement, vous pouvez prendre en compte leur montant réel, avec les factures, pour rehausser le prix d’achat ou retenir un montant forfaitaire égal à 15% du prix d’achat. Vous pouvez également opter pour une diminution du prix de vente du bien immobilier. Enfin, en ce qui concerne les terrains à bâtir, vous pouvez profiter jusqu’au 31 décembre 2015 d’un nouvel abattement exceptionnel de 30% sur toute cession de bien à bâtir . « Ces mesures ont pour objectif de favoriser la construction en France, mais si vous êtes propriétaire, c’est peut-être le moment de profiter de ces abattements », conclut Philippe Crevel.