Epargne et Vous : Pourquoi investir dans l’usufruit locatif social (ULS) ?


Dans ce neuvième épisode de votre émission Epargne et Vous, Mireille Weinberg, spécialiste des finances personnelles, revient sur les caractéristiques de l'usufruit locatif social. Un placement « malin » à plus d'un titre.

Photo de Mireille Weinberg

Devenir propriétaire tout en bénéficiant d’avantages pratiques, fiscaux et patrimoniaux, c’est possible. « L’usufruit locatif, c’est un placement malin », souligne Mireille Weinberg. Ce dispositif permet d’acquérir un bien immobilier en démembrement, en conservant la nue-propriété mais en délaissant son usufruit, c’est-à-dire la jouissance du bien. « Le démembrement de propriété va durer 15 ans au minimum, généralement entre 15 et 20 ans », précise notre spécialiste des finances personnelles.

 

Mais quel est l’intérêt d’abandonner momentanément la jouissance d’un bien immobilier ? Tout d’abord, l’usufruit locatif social, s’il prive le propriétaire d’un loyer, perçu par un bailleur social, se traduit par « une grosse ristourne » sur votre achat : « Un appartement, vous le paierez 60% de son prix et 15 ans après, vous le récupérerez comme si vous l’aviez acheté à 100%. » Cette technique présente également l’avantage de pouvoir acquérir un logement neuf « dans des endroits prisés », inabordable sans ce montage. Autres attraits de l’investissement dans l’usufruit locatif social, aucun frais à payer pendant toute la durée du démembrement comme les travaux, les réparations ou encore les taxes et rien à gérer (trouver un locataire, percevoir les loyers).

Enfin, ce placement est attrayant d’un point de vue fiscal et patrimonial. « Si vous empruntez pour acheter cet appartement neuf démembré, vos intérêts d’emprunt sont déductibles de vos revenus fonciers préexistants », explique notre experte en finances personnelles, ajoutant que ce logement n’est pas intégré au patrimoine pris en compte pour l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Un conseil avant de vous lancer toutefois : veillez à vous assurer avant l’achat que le prix du logement n’est pas surévalué.

La semaine prochaine, pour le dixième épisode d’Epargne et Vous, Mireille Weinberg expliquera comment rédiger la clause bénéficiaire d’un contrat d’assurance vie.

Les précédents numéros d’Epargne et Vous sur ce lien.