Epargne : place à l’immobilier en Europe à la Société Générale


Epargner dans l'immobilier tertiaire en Europe est maintenant possible pour les particuliers clients de la Société Générale. La banque propose désormais le fonds SG Opcimmo, pour l'heure via le compte-titres, en attendant l'assurance vie. En 2015, il a affiché une performance de 4,62%.  

Opcimmo : après le Crédit Agrcole et LCL, la SG

La Société Générale complète son offre d’épargne immobilière. Jusque-là, un particulier souhaitant investir dans l’immobilier d’entreprise devait se contenter de la SCPI Génépierre, accessible à partir de 2.665 euros. Désormais, une seconde solution plus démocratique est proposée aux clients de la banque moyennant quelques dizaines d’euros (prix de souscription de 118,10 euros au 29 janvier 2016) via le fonds immobilier SG Opcimmo.

La vocation essentielle de ce placement : offrir une alternative à l’assurance vie en euros dont les rendements déclinent, qui présente un risque de perte limité et une diversification dans l’immobilier tertiaire en Europe. Son gestionnaire vise une performance annuelle moyenne de 4 à 4,5% par an.

Performance annualisée de 4,74% depuis le lancement

Nouveau à la « SocGen », Opcimmo a déjà plusieurs années d’existence au compteur qui lui ont permis d’attirer des milliers d’épargnants clients du Crédit Agricole, du LCL ou d’intermédiaires financiers indépendants, la plupart du temps au sein de contrats d’assurance vie. Sa taille est de plus de 2,2 milliards d’euros à fin 2015, soit autant que la plus grosse SCPI du marché. Géré par Amundi Immobilier, il a délivré une performance de 4,62% (hors frais du contrat où l’épargnant loge ses parts) l’année écoulée et de 4,74% en moyenne annuelle à fin 2015 depuis son lancement en juillet 2011.

A la différence d’une SCPI, Opcimmo n’est pas un fonds pur : c’est un support hybride appelé OPCI grand public, dont la composition est encadrée par la réglementation. « C’est un fonds diversifié et flexible principalement investi en immobilier », résume David Seksig, gérant d’Opcimmo chez Amundi Immobilier. En d’autres termes, ce dernier peut faire varier le dosage entre actifs immobiliers et actifs financiers, tout comme les éléments qui composent ces différentes poches.

Baisses des rendements

Au 31 décembre 2015, Opcimmo comportait 70% d’immobilier (se décomposant en 59% d’immobilier non coté direct et indirect, 8% de foncières cotées et 3% d’obligations émises par des sociétés du secteur), les 30% restants étant répartis à parts égales entre produits obligataires et placements monétaires. Le fonds doit désormais relever le défi de la baisse des rendements à l’œuvre sur les principaux marchés européens de l’immobilier d’entreprise, qui attirent d’énormes quantités de capitaux d’investisseurs institutionnels en quête de placements plus rémunérateurs que les obligations d’Etats.

« Nous avons stoppé les investissements à Londres en raison d’une appréciation des prix de plus de 30% constatée depuis 2012 », précise David Seksig, sachant que le marché londonien est soumis à une forte demande de surfaces de bureaux, notamment à la City. Au sein du portefeuille immobilier d’Opcimmo, le Royaume-Uni représente 23%, contre 35% en France et 39% en Allemagne. Dans ces conditions, une diversification du fonds à l’international a été amorcée l’année passée, notamment aux Pays-Bas et en République Tchèque. Autre enjeu de taille, retrouver de l’allant sur la poche actions qui pèse depuis plusieurs mois sur la performance globale d’Opcimmo, dans le sillage de la baisse des cours de Bourse.

Pour l’heure, la souscription à la Société Générale n’est possible que dans un compte-titres ordinaire (CTO). Selon nos informations, la banque prépare l’intégration de SG Opcimmo dans ses contrats d’assurance vie.