Epargne salariale et actionnariat salarié bénéfiques pour les PME-ETI


Une large majorité de patrons de grosses PME et d'ETI pense que l'existence d'un dispositif de partage des résultats de l'entreprise permet d'améliorer le climat social, leur attractivité et leur performance.  

L'épargne salariale, un outil aux multiples avantages pour les PME-ETI

Consensuelle, la réforme de l’épargne salariale et de l’actionnariat salarié engagée par le gouvernement trouvera peu de détracteurs chez les dirigeants de grosses PME et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI). Les dispositifs d’épargne salariale sont jugés « bénéfiques à plusieurs niveaux » par les chefs d’entreprises dont le chiffre d’affaires est compris entre 15 et 500 millions d’euros selon le dernier Observatoire de la performance des PME/ETI de Banque Palatine et Challenges mené par OpinionWay.

78% des dirigeants de PME-ETI pensent que l’existence d’un dispositif d’épargne salariale ou d’intéressement au capital entraîne une amélioration du climat social. Ils sont également 74% à considérer que le versement aux salariés de primes d’intéressement et de participation peut améliorer « l’attractivité de l’entreprise en tant qu’employeur ». 70% jugent même que les mécanismes de partage des profits sont de nature à favoriser la performance de l’entreprise.

L’épargne salariale répandue dans les ETI et les grosses PME

Au sein des entreprises dirigées par les personnes interrogées, les dispositifs de participation, d’intéressement et d’épargne salariale (PEE, PEI, PERCO) sont répandus : plus de la moitié ont mis en œuvre un accord d’intéressement à la performance de l’entreprise (55%) ou un plan d’épargne salariale (52%), proportion qui monte à 70% pour la participation aux bénéfices, un dispositif censé être obligatoire dans les entreprises d’au moins 50 salariés. Au total, 85% des PME-ETI disposent d’au moins un dispositif en place.

Si seules 16% des PME-ETI ont déjà mis en place un dispositif d’actionnariat salarié, 69% de leurs dirigeants sont favorables à l’idée défendue par Emmanuel Macron de développer l’actionnariat salarié pour les entreprises non cotées, dans le cadre du projet de loi pour la croissance et l’activité. Le ministre de l’Economie a présenté des mesures en faveur de l’attribution d’actions gratuites et des BSPCE (bons de souscription de parts de créateur d’entreprise), une forme de stock-option créée par le gouvernement Jospin en 1998.

Enquête réalisée du 25 novembre au 4 décembre 2014 par téléphone auprès d’un panel de 306 dirigeants de PME-ETI.

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Document
42ème Observatoire de la performance des PME-ETI – décembre 2014