Epargne : souscrire en ligne n’est pas entré dans les mœurs

Par Olivier Brunet
SEO & traffic strategist : Camille Radicchi

Mécontents de la rémunération de leurs placements, les Français ne sont pas encore prêts à franchir le pas d’une souscription en ligne de produits financiers, selon un sondage réalisé pour le Cercle de l’Epargne, même s’ils affichent de meilleurs rendements.  

Placements fiannciers en ligne : les Français réticents

L’ère des placements financiers souscrits en ligne n’est pas encore venue. Si un Français sur cinq (19% précisément) et plus d’un quart des épargnants (29%) déclarent avoir déjà acheté un produit d’épargne en ligne, une toute petite minorité est prête à faire de même selon une enquête réalisée par le Cecop et l’Ifop pour le Cercle de l’Epargne. Seuls 7% des épargnants qui n’ont pas encore sauté le pas se déclarent « tout à fait prêts » à le faire.

La commodité, principal moteur de souscription sur Internet

Pourquoi une telle timidité alors que les produits en ligne sont régulièrement primés dans la presse spécialisée pour leurs performances, associées à des frais plus faibles que la moyenne ? Peut-être parce que la différence avec l’offre des banques traditionnelles n’est pas totalement perçue par les épargnants.

« La souscription en ligne paraît ne relever que de la seule commodité », analyse le Cercle de l’Epargne. Pour 40% des sondés déjà clients d’une banque ou d’un courtier en ligne, la facilité de l’opération de souscription sur Internet apparaît comme leur première motivation* alors que près d’un quart (24% exactement) « ne cite même aucun motif particulier » ! Le gain de temps (21%) est davantage mis en avant que le rendement attendu (18%). Un paradoxe alors que 87% des personnes interrogées jugent la rémunération de leur épargne insuffisante, à l’heure où le Livret A rapporte 1% et où les rendements de l’assurance vie en euros sont appelés à diminuer pendant encore plusieurs années. Les frais d’entrée plus faibles constituent la deuxième raison (35%) qui a poussé les sondés déjà équipés à souscrire.

Les frais réduits attirent davantage les rares intéressés

Le low cost est d’ailleurs le premier moteur des personnes vraiment prêtes à souscrire un produit d’épargne en ligne : 43% d’entre elles mettent les frais réduits en tête des raisons de la souscription en ligne, devant le gain de temps (32%) et le rendement attendu (31%). Le sondage n’aborde pas la question des freins à la souscription sur Internet parmi lesquels on peut citer l’habitude de la relation avec le guichetier en agence bancaire, la faible culture financière des Français, le manque de temps pour gérer son épargne seul, la nécessité d’être accompagné par un conseiller ou encore la méconnaissance des acteurs des placements en ligne.

* Deux réponses possibles.

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