Epargne : une semaine pour mieux connaître la finance solidaire


A l'occasion de la sixième édition de la Semaine de la Finance solidaire, les épargnants pourront découvrir ce type de placement financier encore peu plébiscité par les Français malgré une évolution encourageante.

Le site internet de la Semaine de la Finance solidaire

La sixième édition nationale de la Semaine de la Finance solidaire se déroulera du 4 au 11 novembre 2013 dans toute la France. Elle regroupera près d’une centaine d’évènements, disséminés à travers vingt régions, sur le thème de l’épargne solidaire.

Point phare de cette semaine, la remise des Grands prix de la Finance solidaire ouvrira le bal pour la quatrième année consécutive, le lundi 4 novembre. L’association Finansol et le quotidien Le Monde ont lancé cette remise de prix en partenariat avec France active, la Fondation du crédit coopératif, la Carac et Amundi. Cinq prix sont décernés aux entrepreneurs les plus innovants pour leurs projets à forte valeur sociale ou environnementale financés avec la participation de fonds solidaires. Nouveauté cette année, un prix Coup de cœur du public rejoint la liste des récompenses. Parmi les évènements qui se dérouleront en Ile-de-France, outre la remise des Grands prix, un « Apero Koom » sur le thème « Comment investir de manière responsable et utile » se tiendra le mercredi 6 novembre. (Consulter la liste complète des évènements dans toute la France sur le site de la Semaine de la Finance solidaire).

Tous les acteurs de la finance solidaire seront présents pour mieux faire connaître l’épargne solidaire, encore méconnue des Français. Bien que l’épargne solidaire ne représente que 0,12% de l’épargne financière globale des Français, le nombre de souscriptions a toutefois dépassé le seuil du million (1,018 million) en 2012 et a doublé ces trois dernières années, selon un communiqué de presse publié par Finansol le 24 octobre 2013.

 

Qu’est-ce que la finance solidaire ?

La finance solidaire en France, c’est un encours global s’élevant à 4,71 milliards d’euros en 2012, soit 32,9% de plus qu’en 2011. L’épargne salariale solidaire demeure la plus plébiscitée avec un encours de 2,6 milliards d’euros à fin 2012. La finance solidaire concilie placements financiers et participation à des enjeux sociaux et environnementaux. Plus précisément, en plaçant son argent, l’épargnant favorise le financement de projets tels que l’accès à l’emploi et au logement, pour venir en aide à des personnes en difficulté, mais aussi à des activités ayant trait à l’écologie ou au développement durable, le tout en dégageant des intérêts. Un placement en épargne solidaire doit respecter certaines exigences en plus des critères financiers classiques. Le label Finansol n’est octroyé qu’aux produits d’épargne vertueux en matière de transparence, de solidarité et d’information. Il existe à l’heure actuelle 120 placements possédant le label Finansol.

La gamme des placements solidaires est vaste : FCP ou SICAV solidaires, fonds d’épargne salariale solidaires, livrets d’épargne de partage, actions non cotées d’entreprise solidaire… Près de 80% de l’épargne solidaire des Français est investie via un dispositif d’épargne salariale solidaire (PEE, PEI, PERCOI, PERCO) contre 10% par l’intermédiaire de produits bancaires et 9% à travers des produits commercialisés par une entreprise solidaire (parts du capital, obligations associatives…).

 

Comment souscrire de l’épargne solidaire en tant que particulier

Tout particulier peut devenir épargnant solidaire en s’adressant directement à sa banque ou sa mutuelle d’assurance et en souscrivant un livret bancaire, une assurance vie, un bon de caisse, un compte à terme ou encore des parts d’OPCVM (fonds communs de placement et Sicav). Deux choix lui sont proposés : le partage d’intérêts, qui consiste à reverser de 25 à 100% de la rémunération perçue sur un produit d’épargne solidaire à une association choisie, ou l’investissement solidaire, dans lequel tout ou partie de l’argent placé est investi dans des projets à forte utilité sociale et/ou environnementale. La totalité des intérêts est alors conservée par le souscripteur. Dans le premier cas, 66% de la somme versée peut être déduite de l’impôt sur le revenu. Dans le second, il n’existe aucun avantage fiscal.

Deuxième option, l’épargnant peut prendre contact avec son entreprise et souscrire un fonds commun de placement solidaire (FCPES) ou un plan d’épargne salariale solidaire, de type PERCO ou PEE.

Dernière possibilité, investir directement dans une entreprise ou une association en devenant actionnaire par l’achat de parts de capital. La liste des produits disponibles (120 placements sont labellisés) est directement consultable sur le site de Finansol.