Forex : l’AMF revient à la charge sur le trading en ligne


L'investissement sur le marché des changes non régulé, le Forex, a fait l'objet d'une nouvelle alerte de l'Autorité des marchés financiers sur la présence de nombreux sites non autorisés. Face aux dangers pour les investisseurs, les mises en garde du gendarme de la Bourse se multiplient.  

L’AMF en état d’alerte sur l’investissement sur le Forex

L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) restent en état d’alerte sur le dossier du Forex. Dans un communiqué diffusé jeudi 7 mai 2015, le gendarme de la Bourse a actualisé la liste des plateformes qui ne sont pas autorisées à intervenir sur le marché des changes non régulé. Cet inventaire non exhaustif (disponible ici) répertorie pas moins de 75 sites internet.

Cette nouvelle alerte sur les plateformes proposant illégalement d’investir sur le Forex, la 13ème depuis le 7 juillet 2011, est tout sauf anodine. Le médiateur de l’AMF Marielle Cohen-Branche a en effet observé un triplement des dossiers relatifs à l’investissement sur le Forex en trois ans. L’Autorité des marchés financiers n’étant pas compétente pour traiter ces litiges lorsqu’ils concernent des plateformes non agréées, la plupart des demandes des particuliers ont été transmises à la justice en 2014.

« Véritable fléau »

Lors de la présentation de son rapport annuel le 5 mai dernier, le président de l’AMF Gérard Rameix a qualifié le trading en ligne sur le Forex de « véritable fléau » et mis en garde les particuliers sur ces « offres irréalistes, quand elles ne sont pas malhonnêtes ». En effet, alors que des rendements faramineux sont promis aux internautes, les plateformes non autorisées en France ne placent quasiment jamais l’argent. Les investisseurs sont alors invités à remettre au pot… en pure perte.

Mais le danger est également présent sur les plateformes agréées. Selon une étude de l’AMF publiée en octobre 2014, les investisseurs qui sont passés par un site autorisé sur le Forex entre 2009 et 2012 ont essuyé une perte moyenne de 10.887 euros.

Gérard Rameix en a d’ailleurs profité pour rappeler la volonté de l’AMF de faire interdire les publicités sur Internet pour les « produits les plus trompeurs et les plus risqués ».

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