Havas tire le portrait type de l’actionnaire individuel


L'agence de communication financière Havas Paris publie une radiographie de l'actionnaire individuel, très loin de la caricature du boursicoteur âgé et très riche.

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L’actionnaire individuel est-il vraiment celui que l’on croit ? L’étude réalisée par l’agence Havas Paris avec l’institut CSA, publiée mercredi 25 juin 2014, livre une cartographie des actionnaires individuels en France qui balaie les idées reçues. « Jusqu’à présent on avait l’image d’un actionnaire âgé, retraité, ringard et très fortuné. C’est une vision réductrice qui ne correspond pas à la réalité et qui nourrit une relation trop distanciée avec le grand public », explique Guy Loichemol partner chez Havas Worldwide Paris, dans une interview pour Les Echos. Ainsi l’enquête révèle que les investisseurs particuliers sont branchés nouvelles technologies, optimistes quant à l’avenir de l’économie française et ne sont pas très fortunés.

Des actionnaires plutôt optimistes

Face à l’avenir économique du pays les Français ne sont pas très enthousiastes, c’est le moins que l’on puisse dire. Selon une étude CSA, seuls 29% voient les perspectives du pays d’un bon œil. Mais ce taux grimpe à 40% chez les petits porteurs. Cela s’explique par une grande confiance envers les marchés et plus particulièrement à l’égard des petites et moyennes entreprises (81% d’opinions positives), plus performantes en Bourse que les valeurs du CAC 40 dans la durée. En outre, ces investisseurs amateurs accordent clairement leur confiance (72%) au gendarme de la Bourse, l’AMF (Autorité des marchés financiers).

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Presque optimistes donc, les investisseurs pensent majoritairement (55%) que la période est propice à l’investissement en Bourse. Dans leur cas, ils se dirigent très largement (84%) vers les valeurs du CAC 40. « Les grandes entreprises sont aussi de grandes marques qui les sécurisent. Ils en entendent parler dans leur vie de tous les jours voire consomment leurs produits. C’est de leur point de vue, une façon de mieux maitriser le risque », analyse Guy Loichemol.

Des actionnaires dans la classe moyenne

Parmi les 451 investisseurs individuels interrogés dans le cadre de l’enquête, la moitié possède un portefeuille d’actions inférieur à 20.000 euros. Mieux, 32% d’entre eux ont moins de 10.000 euros. Au niveau patrimonial, 28% de ces actionnaires possèdent moins de 150.000 euros tous types de bien confondus. Malgré tout, un sur quatre possède un patrimoine compris entre 300.000 et 600.000 euros. Seuls 8% dépassent le million d’euros.

35% des sondés ont atteint le plafond de leur livret d’épargne défiscalisé (Livret A, LDD,…) et seulement 8% ont saturé leur PEA (plan d’épargne en actions). De fait, ils ne sont pas des férus de finance. 58% seulement consultent les cours de bourse au moins une fois par semaine et pratiquement un sur deux (44%) conservent leurs actions plus de cinq ans. Une durée qui coïncide avec l’exonération d’impôt sur les plus-values dont bénéficient le PEA et le PEA-PME. L’actionnaire individuel en France est donc davantage boursicoteur que trader actif.

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Des actionnaires connectés

Si sans surprise ces investisseurs particuliers sont majoritairement des hommes (72%), ils sont en revanche moins âgés que ce que l’on pourrait croire, contrairement à l’image véhiculée par les assemblée générales d’actionnaires, où les têtes grises dominent. En effet, 62% d’entre eux ont moins de 65 ans et 25% ont entre 35 et 49 ans. La moitié des actionnaires individuels ont commencé à investir en bourse avant 40 ans.

Ils sont au fait des nouvelles technologies. Parmi ces investisseurs, 62% disposent d’un smartphone et 50% d’une tablette tactile. Ainsi, ils ne sont que très peu (31%) à se tenir informés de l’actualité des sociétés cotées par l’intermédiaire de la presse papier, préférant largement internet (88%).

Par cette enquête, l’agence Havas Paris tire à boulet rouge sur les idées préconçues et compte ainsi changer l’image de la Bourse, surtout chez les plus jeunes. « L’immobilier était le premier acte de constitution d’un patrimoine il y a une vingtaine d’années, aujourd’hui ce n’est plus possible. Il faut absolument investir en Bourse, le plus jeune possible pour avoir une chance de se constituer un capital suffisant avant 40 ans », n’hésite pas à déclarer Guy Loichemol.

 

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