Hollande annonce la création d’un nouveau PEA


Le président de la République a expliqué qu'un nouveau produit d'épargne, sur le modèle du plan d'épargne en actions (PEA), sera créé. Destiné au financement des petites et moyennes entreprises (PME), il devrait être plus incitatif que le PEA actuel.

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La mobilisation de l’épargne des Français pour améliorer le financement des PME vient de prendre une tournure plus concrète. Le président de la République François Hollande a expliqué jeudi 20 septembre lors de la remise du prix de l’audace créatrice à l’Elysée qu’un nouveau produit d’épargne, inspiré du PEA (plan d’épargne en actions), serait créé pour « mobiliser davantage les placements des Français vers les produits longs et notamment vers les placements en actions dans les PME ».

« L’accès des PME au marché des actions, reste insuffisant pour des raisons qui ne tiennent pas simplement aux mésaventures de la crise de 2008, qui il est vrai, a fini par décourager un certain nombre d’épargnants », a noté François Hollande lors de son intervention. « Mais, il y a depuis des décennies une appréhension par rapport aux hauts risques et une volonté de privilégier les placements sûrs, plutôt que ceux investis en actions. »

Vers un PEA amélioré ?

Pour lutter contre cette appréhension et améliorer l’efficacité de ce nouveau PEA, le gouvernement pourrait le rendre plus attractif que le plan d’épargne en actions actuel. Ce dernier permet d’investir jusqu’à 132.000 euros tout en bénéficiant d’une exonération d’impôt sur les plus-values touchées, à condition que les actions placées sur le plan d’épargne soient conservées pendant au moins cinq ans. Ce nouveau PEA pourrait donc aller au-delà de ce seuil de 132.000 euros afin d’attirer plus de financements vers les PME. François Hollande n’a pas donné plus de précisions sur la fiscalité de ce nouveau produit cependant.

Le PEA ne sera par ailleurs pas concerné par l’alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail. Ainsi le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) ne sera pas supprimé pour ce produit d’épargne. De même, les épargnants recevant moins de 2.000 euros d’intérêts par an bénéficieront toujours du choix entre le PFL ou l’imposition selon le barème de l’impôt sur le revenu.