Introduction en bourse en vue pour Oceasoft


Oceasoft a obtenu le feu vert de l'AMF pour lancer la première étape de son introduction en Bourse. Après plusieurs semaines de disette, la Bourse de Paris pourrait de nouveau accueillir une PME sur Alternext, le marché dédié aux entreprises de petite ou moyenne taille.  

Oceasoft : IPO en préparation sur Alternext

En dehors de quelques PME entrées en catimini sur le Marché Libre, aucune entreprise n’a foulé le marché parisien depuis le transfert sur Alternext du réseau d’agences immobilières Safti au mois d’octobre. Et pour trouver une société qui fait appel au marché directement sur Alternext, sans passer par la case Marché Libre, il faut remonter à l’éditeur de logiciels Anevia, coté depuis le début du mois de juin 2014 sur ce marché boursier dédiés aux valeurs de petite et moyenne capitalisation. La PME Montpelliéraine Oceasoft pourrait mettre fin à cette trêve d’IPO (acronyme anglais d’introduction en Bourse) dans les prochaines semaines.

Projet d’augmentation de capital

Spécialisée dans la conception de capteurs connectés de surveillance de paramètres physiques tels que la température, le taux de CO2, l’humidité ou la pression pour les marchés des sciences de la vie et de la chaîne du froid alimentaire, Oceasoft a annoncé l’enregistrement de son Document de base par l’Autorité des marchés financiers (AMF), en date du 5 décembre 2014. Ce feu vert de l’AMF constitue la première étape du projet d’introduction en Bourse d’Oceasoft sur le marché Alternext, « sous réserve des conditions de marché et de la délivrance par l’AMF d’un visa sur le prospectus relatif à l’opération ». A cette occasion, l’entreprise a l’intention de lancer une augmentation de capital. L’opération devrait être éligible au PEA PME.

Créée en 1999 par Laurent Rousseau, actuel PDG et actionnaire majoritaire avec 52,1% du capital, Oceasoft a l’intention de renforcer sa présence commerciale à l’international, notamment en s’implantant aux Etats-Unis et en Asie du sud-est. La société espère aussi conquérir deux marchés en devenir que sont l’environnement (pollution des eaux et des sols, particules fines, rejets industriels) et à plus long terme le e-santé (capteurs pour la surveillance des maladies chroniques).

Quadruplement des ventes visé d’ici 2017

Déjà rentable, Oceasoft a réalisé à l’issue de l’exercice 2013/14 clos le 30 juin 2014, un chiffre d’affaires de 4,631 millions d’euros, en croissance de 24,7% par rapport à l’exercice précédent, avec une marge d’exploitation de 12,8% (0,59 million d’euros) et une marge nette de 9%. Le dirigeant espère approcher la barre des 20 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017, ce qui reviendrait à quadrupler ses ventes d’ici-là. Pour ce faire, l’entreprise compte sur des règlementations accrues et la vague des objets connectés.

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