L’épargne salariale atteint 117,5 milliards d’euros en 2015


Les montants placés sur les fonds d'épargne salariale culminent à 117,5 milliards d'euros au 31 décembre 2015. Malgré des versements inférieurs aux rachats, l'épargne salariale bénéficie de la bonne santé des marchés financiers et enregistre une hausse de son encours de 7% sur un an.  

L’épargne salariale bien soutenue par les marchés financiers en 2015

L’épargne salariale a profité à plein de la bonne performance des marchés financiers en 2015. Au 31 décembre dernier, les encours des fonds d’actionnariat salarié et diversifiés ont grimpé de près de 7%, à 117,5 milliards d’euros selon l’Association française de gestion financière (AFG). Dans un communiqué diffusé lundi 21 mars 2016, le groupement des professionnels de la gestion souligne « la bonne tenue des marchés », symbolisée par le bond de 8,53% de l’indice CAC 40.

Les plans d’épargne pour la retraite collectifs (Perco), avec des souscriptions nettes de 1,5 milliard d’euros, représentent désormais 12,2 milliards d’euros. Les fonds solidaires bénéficient également de la bonne performance de l’épargne salariale, avec une forte croissance, de 4,1 à 5,2 milliards d’euros. Enfin, les fonds ISR (Investissement socialement responsable) ont vu leur encours grimper de 14,5% à 22 milliards d’euros.

Déblocages anticipés en hausse

Mais si le nombre d’entreprises équipées d’un plan d’épargne salariale a augmenté de 4% en 2015 pour atteindre le seuil des 300.000, les versements sur les dispositifs ont été inférieurs aux rachats.

En hausse de 300 millions d’euros par rapport à 2014, ils ont atteint 12,5 milliards d’euros, répartis à « 3,5 milliards d’euros au titre de la participation, 3,8 milliards d’euros au titre de l’intéressement, 2,7 milliards d’euros au titre des versements volontaires des salariés et 2,5 milliards d’euros au titre de l’abondement des entreprises », détaille l’AFG. Dans le même temps, les retraits sur ces plans se sont élevés à 12,9 milliards d’euros, en hausse de 7,5%. Conséquence : un solde négatif de 400 millions d’euros contre un bilan net positif de 180 millions d’euros en 2014.

En cause, les cas de déblocage anticipé qui permettent de retirer son épargne avant le délai de cinq ans imposé par la loi pour bénéficier d’une défiscalisation des revenus tirés de ces placements. « Les deux principaux cas légaux de déblocage anticipé demeurent la cessation du contrat de travail, avec un montant moyen débloqué de près de 5.309 euros pour plus de 300.000 salariés, et l’achat de la résidence principale, qui a concerné près de 151.000 foyers en leur permettant de financer leur projet à hauteur de 11.810 euros en moyenne », note l’Association française de gestion financière. Les autres cas prévus par la loi arrivent loin derrière, avec le mariage ou la signature d’un Pacs (55.700 cas), le décès (19.600) et la naissance d’un troisième enfant (11.500).

Pour en savoir plus sur l’épargne salariale
Il faut les bons justificatifs pour débloquer l’intégralité de son PEE
L’actionnariat salarié quasiment absent dans les petites entreprises