L’épargne salariale en 10 chiffres clés


Les dispositifs d'épargne salariale proposés dans les entreprises françaises continuent de se développer. Les montants détenus augmentent mais la connaissance et l'utilisation de ces produits laissent encore à désirer.  

26%
C’est le pourcentage des actifs salariés détenteurs d’un dispositif d’épargne salariale en France à fin 2015 selon une étude TNS-Sofres pour l’Autorité des marchés financiers (AMF)*. Le taux d’équipement des salariés qui possèdent un plan d’épargne entreprise (PEE), un plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco) ou encore des actions gratuites de l’entreprise est ainsi plus élevé qu’en 2011, lorsqu’il se limitait à 22% (exception faite des actions).

117,5 milliards
Le montant total placé sur des dispositifs d’épargne salariale au 31 décembre 2015 atteint 117,5 milliards d’euros selon l’Association française de gestion financière (AFG). La hausse de cet encours, de 7% sur un an, est majoritairement due à la bonne performance des marchés financiers en 2015 mais également aux fortes souscriptions sur les Perco, de 1,5 milliard d’euros net.

3
En l’espace de quatre années, le pourcentage de salariés détenteurs d’un Perco a été multiplié par trois pour atteindre en moyenne 9%. Ce taux grimpe à 15% dans les entreprises de 250 à 500 salariés et à 21% au-delà. A eux seuls, les Perco représentent 12,2 milliards d’euros d’épargne selon l’AFG.

11.900 euros
Les détenteurs d’un dispositif d’épargne salariale disposent en moyenne de 11.900 euros sur leur PEE, leur Perco ou en actions de leur entreprise. En 2011, ce montant se fixait à 11.300 euros. La moitié de ces salariés détiennent 3.900 euros ou moins, contre 4.500 euros il y a quatre ans.

21%
L’épargne salariale représente un cinquième de l’épargne financière des détenteurs, soit 21% précisément. Un pourcentage identique pour les livrets d’épargne, mais inférieur à celui observé pour l’assurance vie (32%). Dans les entreprises de moins de 10 salariés, ce taux grimpe à 27%, contre 14% dans les entreprises de 50 à 249 salariés.

10
C’est le nombre de cas de déblocage anticipé d’un PEE, d’un plan d’épargne interentreprise (PEI) ou d’un plan d’épargne groupe (PEG). Ces situations permettent de récupérer son épargne sans perdre l’exonération d’impôt associée à ces placements. Le mariage, le Pacs, le divorce, la naissance ou l’adoption d’un troisième enfant, l’invalidité, le décès du salarié ou du conjoint, la rupture du contrat de travail ou encore l’achat de la résidence principale font partie de ces cas de figure. Pour les Perco, ils sont limités à 6 situations.

20%
En 2015, un salarié sur cinq (20%) a effectué un versement sur son dispositif d’épargne salariale à partir de ses propres économies. Parmi les 78% de personnes ayant alimenté son PEE ou son Perco sur les 12 derniers mois, 61% y ont placé leur participation aux bénéfices de l’entreprise ou leur prime d’intéressement, 51% ont bénéficié de l’abondement de leur entreprise et 15% se sont servis de leur compte épargne temps.

10
Il est possible de verser jusqu’à 10 jours de congés payés ou de RTT sur son Perco. Réservée aux titulaires d’un compte épargne temps (CET), cette faculté était limitée à 5 jours pour les autres salariés. Depuis le 1er janvier 2016, tous les salariés peuvent en bénéficier.

3
C’est en mois, la durée dont dispose un salarié pour demander le déblocage de son intéressement versé jusqu’au 31 décembre 2017. En effet, depuis le 1er janvier 2016, en présence d’un PEE ou d’un PEI, l’intéressement est automatiquement versé sur le plan sauf si le salarié demande à percevoir les sommes directement.

34%
Seulement un tiers des salariés titulaires d’un PEE ou d’un Perco (34%) déclarent connaître les différents frais appliqués sur leur plan. Les frais de tenue de compte, généralement pris en charge par l’entreprise, peuvent être prélevés au départ du salarié. « Depuis le 6 août 2015, lorsque vous quittez votre entreprise, quelle qu’en soit la raison, celle-ci doit vous préciser si les frais de tenue de compte qui s’appliqueront à votre épargne salariale sont à votre charge ou à celle de l’entreprise », précise l’Autorité des marchés financiers sur son site internet, appelant les salariés à la vigilance.

* Enquête réalisée auprès de 1.868 salariés du 30 novembre 2015 au 11 janvier 2016.