L’immobilier a pesé sur le patrimoine des Français en 2013


Le patrimoine des Français a augmenté de 1,8% en 2013 à 10.414 milliards d'euros selon l'Insee. Si les ménages ont notamment pâti de la faible valorisation de l'immobilier, leurs actifs financiers ont connu une croissance soutenue.

Immeuble à Paris

L’intérêt patrimonial de la pierre s’effrite. En 2013, la valeur de l’immobilier des Français a seulement augmenté de 0,1% à 6.642 milliards d’euros selon l’enquête sur le patrimoine économique national publiée par l’Insee vendredi 19 décembre 2013. Composés à 64% d’immobilier, les actifs des Français ont souffert de la très faible valorisation des constructions et des terrains (+0,1%) entre 2012 et 2013.

Ainsi, la valeur de leurs logements, si elle a augmenté de 1,6% sur la période, progresse à un rythme largement inférieur à celui enregistré entre 2011 et 2012 (+2,8%) et sur la période 2001/2011, lorsqu’elle avait grimpé en moyenne de 5,7% par an. Le constat est encore plus frappant pour les terrains bâtis, dont la valeur a explosé de 14,2% par an en moyenne entre 2001 et 2011 mais a chuté de 4,8% en 2012 et reculé de 1,4% en 2013. « Les mises en chantier de logements neufs reculent de nouveau et l’indice du coût de la construction diminue légèrement, entraînant une baisse de la valeur de l’investissement des ménages », explique l’Insee.

Patrimoine financier en hausse de 6,3%

Contrairement à l’immobilier dans l’Hexagone, les placements financiers des Français ont continué de porter leurs fruits en 2013. « Au total, le patrimoine financier net des ménages ralentit (+ 6,3% en 2013 après + 9,6% en 2012) mais reste plus dynamique que sur la décennie 2001-2011 [3,8% par an, NDLR] », rappelle l’institut de statistiques. Plusieurs facteurs expliquent cette trajectoire à la hausse. L’assurance vie, dont les encours sur contrats augmentent de 3,8% contre 3,2% en 2012, est en effet repassée dans le vert en 2013, après une année marquée par une décollecte historique. De même, les actions et parts de fonds ont vu leur valeur grimper de 8,8% en 2013, après une hausse de 16,4% en 2012 et une croissance moyenne de 2,5% par an entre 2001 et 2011. « Les ménages bénéficient d’effets de marchés toujours positifs sur les cours mais allègent leurs portefeuilles », analyse l’Insee. Inversement, les obligations (-6,6% contre +10,8% en 2012) ou les dépôts (+2,6% contre 4,7%) ont été délaissés par les Français.