L’immobilier freine la croissance du patrimoine des ménages


 

La crise du marché immobilier s’est traduite par un tassement de la croissance du patrimoine des Français en 2012. Selon l’étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) sur le patrimoine économique national en 2012, la richesse des Français n’a cru que de 1,6% à 10.544 milliards d’euros, en net ralentissement par rapport à 2011 où elle avait grimpé de 4,3%.

Principale explication de cette morosité, « en 2012, le patrimoine en logements et terrains bâtis ralentit », met en avant l’Insee. Les auteurs de l’étude pointent notamment la chute des mises en chantier avec seulement 304.000 logements neufs construits sur une année selon le ministère du Logement, soit un recul de 19,6% sur un an. « Dans l’ancien, le nombre de transactions et les prix des logements chutent en 2012 », ajoute l’Insee. Conséquence de l’atonie du marché immobilier, le patrimoine non financier des ménages recule légèrement de 0,3% alors qu’il était en nette hausse l’année précédente (+6%).

En revanche, l’Insee pointe un « rebond des actifs financiers », en croissance de 5,3% contre 0,9% en 2011. Un regain de santé lié à l’envolée des encours des actions et titres d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), en hausse de 10,9% après une chute de 6,9% en 2011. « En 2012, les titres bénéficient en effet de la hausse du cours des actions et de celle des obligations, la seconde résultant en particulier du repli des taux des emprunts d’État lié à l’apaisement de la crise de la dette souveraine », expliquent les auteurs de l’étude. Les dépôts sur les livrets bancaires (+4,7%) et les encours sur les contrats d’assurance vie (+3,1%) viennent compléter le joli bilan du patrimoine financier des Français.

 

 

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